CR Course

MALLORCA

3 mois et demi, c’est ce qu’il me restait pour préparer sérieusement  l’IM de MAJORQUE. Dans l’absolu c’était suffisant, mais c’était sans compter sur le mauvais temps, les manœuvres et autres impératifs professionnels. Mais ne nous plaignons pas, ne cherchons pas d’excuses, car « les excuses c’est comme les trous du c.., tout le monde en a et cela pu ! »

L’entrainement fut ce qu’il fut, et a réellement commencé en Août, en s’appliquant sur la diversité et la qualité (merci au passage au livre de Guy HERMELIN « de 0 à 226 Kms » et celui de Patrick MALLET « Cyclisme moderne »). Il fut surtout orienté Vélo et Course à pied, la piscine n’étant pas accessible comme je l’aurais voulu.

C’est donc l’esprit serein et conscient de mon niveau de préparation que je prends l’avion pour MAJORQUE pour espérer passer sous les 11H00 et battre ainsi mon record.
Arrivé le mardi, sur une île magnifique, restée un peu sauvage, et qui fin septembre offre aux nombreux touristes encore présents des températures forte agréables, qui seront responsables d’une natation sans combinaison. Et là cela commence mal !!!!

Dès mercredi, passage au village IM pour le retrait des dossards, une belle organisation, des « bénévoles » (tous ne le sont pas, certains sont payés par la société IM) très avenants et une ville qui nous accueille avec le sourire. Cela me rappelle un peu FRANKFORT !!!
Dossard, bonnet, divers sacs (le Bleu, le Blanc et le Rouge) et autres en poche, je fais un tour sur la plage, histoire de nager un peu sans combinaison. Je suis agréablement surpris, l’eau est porteuse, presque autant que si j’avais la néoprène. Tant mieux, je suis un peu rassuré….

Jeudi, petit reconnaissance vélo de la difficulté qui nous attend dans 2 jours, le col de FEMENIA, 8 km de montée à plus de 6%. Cela passe plutôt bien près de 18 de moyenne.

Vendredi matin petit running de 45’ avec 20’ à 4.45, de bonnes sensations.  Puis dans l’après-midi dépôt du vélo, où j’espère croiser mes anciens copains d’entrainement de Metz-Triathlon…. Mais ce sera pour une prochaine fois, le jour de la course sûrement.

Une nuit encore courte, un peu comme à la rentrée des classes quand j’étais plus jeune (c’était certes il y a longtemps, mais je m’en rappelle !!!)
5H20 réveil, petit déjeuner, dernier étirement et concentration. 20 ‘ de marche pour arriver au parc. Contrôle du vélo, pression, etc ….
7H15 petit échauffement dans une eau claire malgré le jour qui se lève à peine. Un fond d’à peine 3 mètres et déjà les poissons sont en activité…..

7H30 départ des Pro hommes, 7H32, celui des Pro femmes.
7H35, c’est à nous, 2 boucles, bouées à droite, je pars donc à gauche pour ne pas trop être chahuté. Le niveau est élevé, cela nage vite, je reste à mon rythme pendant une 20aine de minutes, puis je m’accroche à un groupe, j’avance bien, mal aux épaules, mais elles ne serviront pas sur le vélo, alors je reste au contact.  50’, sortie australienne pour moi et je crois entendre que les premiers sont déjà en train d’en finir.  Je cours vite dans l’eau et sur le sable pour changer de groupe, je replonge, dans les jambes d’une nageuse que je ne lâcherai pas, tant mieux pour le chrono, tant pis pour mes bras. 1H13, je sors de l’eau, content, très content même, seulement 5 ‘ de plus que mon meilleur temps, mais surtout 13’ de mieux que mon dernier IM sans combinaison.

Transition toujours aussi longue, plus de 10min, mais je ne suis pas le seul à chercher mes repères sous une des 3 tentes…. Penser à bien se rincer, se graisser, et enfin le vélo en main.

Le vélo, mon tiers préféré, le parcours est roulant pour la 1ère partie, puis la partie montagneuse et les 40 derniers Km roulant dans les terres.
Le début est identique à la carte, avec peu de vent, je roule fort, 36 de moyenne sur les 15 premiers Km. Arrive ensuite 7 Km à 4 – 5 %, ou je m’efforce de tenir ma cadence, mais je chute à 25, et le moral en prend un coup quand je croise les 1ers qui roulent en wagon, et en descente forcement…. Mais ce sera mon tour, d’être dans la descente dans une 10aine de Km.  Demi-tour, la descente attendue pour un peu se reposer, mais 42 de moyenne tout de même sur les 7 Km. Retour sur ALCUDIA, vent de ¾, toujours le moral, je suis dans mes prédictions à vélo, et j’ai pour m’aider un espagnol qui lui aussi roule plus vite qu’il doit nager. Nous nous relayons tout en faisant attention de garder le 10 m obligatoire, ce qui n’est pas le cas de tous…. Mais les arbitres ne sont pas assez nombreux, et difficile de se faire entendre sur des routes étroites avec autant de triathlètes.
Fin de la 1ère boucle, 97 Km en 2h50, près de 35 de moyenne, je suis au-dessus de ce que je pensais. J’ai le moral gonflé à bloc, et même le fort vent le long de la mer, pas plus que le col reconnu 2 jours auparavant ne m’inquiètent. Je roule toujours aussi fort, je double encore par paquet,  je sais que j’ai les jambes….
J’arrive en haut du col de FEMENIA, le sourire encore bien ancré, grand plateau, petit pignon, je décide de continuer à appuyer fort sur les pédales. Mais surprise quant au bout de moins d’un Km, la route remonte sur plus d’1 Km, et une fois de plus encore sur 2 Km. J’avais mal lu la carte, trop content d’avoir le Jeudi monté ce col sans difficultés. Cela a fortement entamé ma moyenne, alors la longue descente de près de 12 Km se fait à fond, plus de 55 de moyenne avec des pointes à plus de 75 dans les lignes droites. Avant la dernière petite difficulté d’1 Km à 4%, je suis à 4H50 de route pour 160 Km, soit 33,3 de moyenne, je suis encore dans les temps …..
Mais cela ne dure pas, la route est en très mauvais état, et le vent de face, je me couche au mieux sur le prolongateur, mais c’est à peine si je tiens le 28, seule compensation morale, je double encore, des wagons, des files indiennes …..
Le parc arrive enfin, 5H48 pour 182 Km, c’est 2Km de plus, mais c’est surtout 10 minutes de trop, et j’ai tapé dans les réserves… Au passage, je compte rapidement les V2 (Dossard de 1850 à 2200)  plus de 30, sur même pas 2Km des 9 que compte le parcours ….. Même en courant très très fort, la qualification ne sera pas pour cette fois.

Transition 2, je m’applique à tout bien faire, je graisse mes pieds, mes chaussettes propres, mes manchons, mes gels et mon courage….

1er  km en 5’, tout va bien. 2ème en 4’57, ça va fort, 3ème en 5’30 avec ravitaillement, c’est OK. 4ème en 5, … Tout « roule » bien sur le 1er tour de 9Km, j’y croise Romu (collègue Messin) qui m’annonce l’abandon d’Olivier (autre collègue messin). Je passe en 47’ soit 5’13 au Km que du bonheur.
2ème tour en 50’, je suis gonflé à bloc, les cuisses font mal, mais j'ai croisé Sylvio (encore un collègue Messin …. METZ-TRI toujours en force et en nombre), il a moins de 2 Km d’avance sur ce tour (car il a un tour d’avance), il est dans le dur, je me dois de le rattraper, de lui « botter les fesses » pour l’encourager.
Avant la fin du troisième je le rattrape, petite tape de réconfort, l’un pour l’autre, il est fatigué mais la fin est dans moins de 6Km pour lui. Je boucle ce tour en 54’, je perds un peu de temps, mais les jambes sont lourdes.
4ème tour en 1 heure soit 6’40 au Km, j’ai mal aux jambes, toujours soif, et sûrement comme tous, du mal à avaler. Je ne passerai pas sous les 4H00
Il reste plus que 6Km 200. Je serre les dents, au moins battre mon record …. 40’ plus tard la ligne, la délivrance, le bonheur…. 4H13 pour mon marathon…. Nouveau record.

11H39 d’effort, seulement  2 minutes de plus qu’à FRANKFORT en 2010. Bien que n’étant pas passé sous les 11H00, je prends 2 nouveaux records, Celui de la natation en mer (mais aussi sans combi) et celui du marathon, malgré beaucoup d’efforts faits sur le vélo.

Satisfait en fin de compte, je n’ai pas l’entrainement pour faire mieux. Pas assez de natation, pas assez de fond. Je ne mérite pas de faire mieux, mais je ne me contente pas de cela, j’en prends note ……
Im majorqueUn IM de plus, le 5ème, mais surtout celui qui m’a donné le plus de plaisir, par son organisation, ses spectateurs aussi chaleureux qu’en Allemagne, et son climat, juste un peu trop chaud …..

 

 

 

Compter debout, Arrêt de l'arbitre et Réflexion

Il y a des décisions que l’on ne devrait jamais prendre, mais l’on essaie quand même, sait-on jamais, sur un malentendu … Mais en réalité cela passe rarement.

Ce dimanche fut celui d’une mauvaise décision, celle de prendre le départ du triathlon LD de Saint-Rémy-sur-Durolle. Malgré les 15 jours de terrain à ne dormir que 5 heures maxi par nuit, Malgré les températures extérieures ne dépassant pas les 10°, Malgré les pluies d’automne bien installées, Malgré les giboulées de Mars un peu en retard, Malgré un flagrant manque d’entrainement, à pied, à vélo, en natation, …quoique la natation par 8° fut annulée.

Dimanche, 10H00, prise de dossard sans stress, et moins d’une centaine de vélos dans le parc !!!
Départ donné pour 7,4 Km de course à pied, rapide, un peu trop peut-être. 4’10 au 1er tour et déjà plus de 200 m de retard sur la tête de course, 2ème et 3ème tour à 4’17 c’est largement suffisant, 4ème et dernier tour à 4’25 à l’économie car le parcours vélo n’est pas de tout repos. J’entre dans le parc en 32 minutes, transition souple, veste, gants d’hiver et sur-chaussures, et c’est parti pour 2 tours de 40 Km avec un peu plus de 800 m D+.
Les 1ers kilomètres sont plaisants malgré le pourcentage. Je pars en chasse d’un petit détachement que je rattrape dès la 1ère descente, puis c’est le petit jeu de « suis-moi si tu peux »…. Je serre les dents pour ne pas perdre de distance dès que la pente prend plus de 4%, je donne le rythme sur le plat et m’évade un peu sur les courbes descendantes mais repris dès les forts pourcentages. L’avantage de ce petit jeu est que nous roulons à plus de 28 de moyenne sur un parcours bien accidenté.
Mais au 35ème Km, je le paie cash : en danseuse dans un passage à 8% une douloureuse crampe me rassoit sans aucun ménagement. Je laisse le groupe partir, tant pis, il me faut temporiser si je veux récupérer.
Je passe le 1er tour en 1H28, mais je crains pour la suite. Physiquement je ne me sens pas fatigué tant que je reste au train, bien assis sur ma selle, mais impossible de me mettre debout sur les pédales sans être « foudroyé » par des crampes douloureuses sur l’avant des quadriceps. Je commence sérieusement à cogiter.
Km 57, 2H25, obligé de descendre du vélo pour essayer de m’étirer pendant plus d’une dizaine de minutes.
Km 65, je me fais une raison, je suis KO technique, j’attends tranquillement un arbitre et lui remets mon dossard en lui signifiant mon arrêt, c’est mieux ainsi, je vais rentrer tranquillement, sans pressions, sans me casser.

Il y a encore 1 an, jamais je n’aurais pensé avoir cette sagesse. Le triathlon n’est plus ma route de survie, c’est juste un sport, mon sport, une passion, plus la seule, mais surtout plus ma vie. J’ai après bien des années enfin compris. Je n’ai pas à me détruire ni à fuir. Je me suis assez battu contre ce système pour des enfants qui maintenant ont l’âge de répondre à mes messages. Ce sont eux qui m’ont abandonné et qui, quoique je fasse, me reprocheront de ne pas avoir ……

Alors demain je courrai encore, mais plus pour eux, juste pour moi, pour le plaisir de courir, et pour voir à l’arrivée le sourire de celle par qui je vis aujourd’hui.ld-st-remi-2013.jpg

Et si je ne vais plus aussi vite, je n’en irai que plus loin !!!

JUSTE un peu trop (de) JUSTE

Vendredi 22 début d’après-midi, départ pour NICE via la Suisse et l’Italie. Arrivée au village Expo après maintes péripéties à 12H45. JUSTE 15 minutes avant la fermeture du greffe…. pour l’instant tout va bien.
Petit tour de vélo histoire de se relaxer les jambes avant de le rentrer au parc…. Puis petit tour au village histoire de se relaxer l’esprit.
21H30 au lit, 22H30, les yeux toujours grands ouverts, 23H30 il en est toujours de même. 2H00 du mat, je dois sûrement dormir, mais je vois les minutes du réveil. 3H15, réveil en sursaut, pire que la rentrée des classes. 4H00, enfin c’est la bonne, je me lève, petit déj-sport, et direction le parc à 3 Kms de là.
Une petite demi-heure de marche en compagnie d’un Grec qui fait son Baptême dans la discipline reine, avec au passage le regard de quelques jeunes filles égarées sur le trottoir !!!

5H15, les derniers préparatifs se font dans un silence religieux, le temps semble long et pesant. 6H00 sortie du parc obligatoire, je me dirige vers la mer, je croise Stéphane et Nicolas, deux Messins anciens camarades d’entrainement, qui en sont à leur 2ème NICE et me donnent donc quelques conseils.
La plage est de galets, ce n’est pas très agréable. Bien qu’il n’y ait pas trop de vagues, celles-ci me ramènent facilement sur le bord, quelques mouvements pour m’échauffer et il est temps de se mettre derrière la ligne de départ

6H25, les « PRO » partent et il est temps de se concentrer sur l’exercice en mer, les minutes n’en finissent pas, le silence est sourd, les vagues viennent s’écraser sur les galets, et c’est enfin la délivrance. Je pars à l’extrême gauche, il n’y pas trop de bousculade , la première bouée est assez loin, elle passe sans problèmes, juste quelques vagues qui viennent frapper mon visage et me donnent quelques verres d’eau salée à boire…. Pas très agréable, cela assèche la gorge et rend ma respiration un peu difficile (je ne respire et souffle que par la bouche).
50 minutes, sortie à l’australienne, je ne sais plus combien je devais faire, ni combien de Kms il reste, un rapide calcul me dit que je n’ai que 25 minutes pour faire la deuxième boucle, cela va être JUSTE. J’entends déjà que les premiers sortent de l’eau, je rêve de me désaltérer, mais pas de ravito sur cette sortie, cela manque. Je replonge au plus vite, les galets sont toujours aussi désagréables. Je force un peu ma nage, vise les groupes qui sont devant, la bouche salée, la gorge commence fortement à m’irriter. 1H15 sur mon chrono, je sors enfin. C’est JUSTE le temps que je m’étais donné, c’est bon, je suis content, pour l’instant.

Petite douche froide, histoire de se dé-saler, montée au pas de course, récupération du sac, changement pas très rapide, mais je pense être dans mes temps.
Direction le vélo et surprise, le ravitaillement est entre le change et les vélos, le tapis est trempé et collant, mauvais point ! J’attrape mon fidèle destrier et je me dirige vers la sortie, c’est le bouchon, un peu comme la veille en Suisse, de même à la montée sur le vélo où les arbitres ont du mal à faire respecter la ligne de montée. L’allée est bien trop étroite et je dois mettre plus de 3 minutes entre la récupération de mon vélo et la montée quelques 400 m plus loin.

Enfin je pédale, ça roule vite 34 – 35 jusqu’au rond point de l’aéroport ensuite c’est près de 39 de moyenne, un véritable festival. Je suis moralement dopé par ma natation. Km 22, la belle petite côte, passage en force, 39 X 23, deux dents en réserve, et ça monte vite. Je continue ma route, je suis bien. Km 36, 1H 04 je double encore et encore, petit écart devant, j’évite de justesse, je touche et j’explose la chambre arrière. La haine, JUSTE pas de chance. Je démonte rapidement mais la tringle métallique est à nu, je dois donc prendre un peu de temps pour faire un « pansement » avec la chambre HS pour mettre contre la nouvelle pour empêcher celle-ci d’être en contact direct avec le pneu. 10 minutes, une éternité, je repars, le moral en a pris un coup, mais je dois revenir…. J’appuie, je tire, je roule fort , je double. Km 62, 2H25, j’ai l’arrière qui chasse, je contrôle, pas de pression, ça craint ! Une bombe de PitStop, quelques mots aux dieux des triathlètes, et quelques minutes plus tard je repars, pas fier du tout. Km 72, col de l’Encre 2H52, j’ai presque 20 minutes de retard sur l’horaire prévu, mais j’y crois encore.
4H00 en selle, les pieds me brulent, une sensation jusque là inconnue, je serre les dents, ça doit passer. Les paysages sont magnifiques, il fait chaud, un léger vent qui assèche mais qui rafraichit aussi, sauf les pieds …. cela passe pas. Km 120, 30 minutes plus tard, je fais une halte au ravito, j’ai les pieds en feu comme si je courrais pieds nus sur l’asphalte . Je les arrose, puis repars, cela semble aller mieux, mais j’ai encore perdu du temps. Enfin la descente, un festival, je m’éclate et sers de poisson pilote à un petit Espagnol en Felt chrono qui ne sait pas ce que c’est que freiner. Retour sur le plat, il me passe avec un « gracias » et un pouce en l’air. J’essaie de le suivre, mais il faut que je me fasse très vite à l’idée que j’ai déjà dépensé trop d’énergie, il me faut maintenant gérer. Km 160, dernier ravitaillement, je m’arrête à nouveau, pour refroidir mes pieds. Les derniers kilomètres sont longs, monotones, personne sur les trottoirs, pas plus que sur la route, l’impression d’être seul au monde.   6H25, mais seulement 5H55 de vélo effectif (5H45 en prévision), j’arrive enfin au parc.

Je souffle, je cours, pose mon vélo, et le remercie d’avoir tenu jusqu’au bout. Direction les sacs, j’enlève le casque et carton jaune…. Je « proteste », j’ai plus mon vélo ….  « et si vous tombez dans le parc » me dit il ; « j’ai encore 42 Kms pour tomber !  » répondis-je . Mais je remets le casque, sait-on jamais.
Sac en main je vais m’assoir, changement de chaussettes, une bonne couche de NOK (merci Thierry, je ne connaissais pas). Changement de cardio, c’est un peu de temps perdu, mais c’est une meilleure gestion pour le marathon. Les Bondi.B aux pieds, casquette sur la tête, c’est parti. Tant pis pour ce qui est déjà passé, je veux faire un bon marathon.

La foule, presque autant qu’à Frankfort, une ambiance de fou, je me sens des ailes. Le cardio se stabilise à 142, c’est un peu moins qu’à l’entrainement, mais je suis à 5’15 au Km et il me faut 5’20. Je suis bien. Premier brumisateur, je passe en dessous, mais le ventre prend de suite, oups, faudra plus le refaire. 1er ravitaillement, je marche, un verre d’eau, un demi-gel, et c’est reparti. Le cardio à 140, vitesse constante, c’est bon. 2ème ravitaillement, un verre d’eau pour le dos, un pour la tête, un pour moi, un bout de banane et je repars. Je me sens bien, demi-tour en 26 minutes mais cela montait un peu. Le retour aussi bien, passage au premier tour en un peu plus de 52, je suis serein.
2ème tour presque à l’identique, les ravitaillements semblent un peu plus longs, la foulée est toujours combative, malgré une vitesse un peu moindre. Je croise Coralie qui fait des va-et-vient en roller, un peu d’encouragement qui me font du bien. Passage au 2ème tour en 2H00, j’ai perdu du temps, mais ce n’est pas catastrophique.
Le 3ème tour semble grimpé, pourtant c’est le même, les genoux sont lourds, les pieds s’écrasent, plus de jus. J’ai pourtant loupé aucun ravitaillement. Cela fait 10H30 que je cours, je devrais presqu’avoir fini, mais j’ai laissé des forces en vélo, c’est l’heure de payer l’addition. Je me force à ne pas marcher. Je croise Coralie qui a chaussé ses running, je suis en compagnie d’un jeune qui souffre autant que moi, lui aussi est soutenu. Petit rappel d’un arbitre, elle s’éloigne donc un peu. Le parcours est jonché de détritus, c’est un IM éco il parait…..  C’est fou comme je suis critique quand j’en « chie ». J’attends chaque ravitaillement avec impatience, mais ils sont trop espacés depuis que j’avance plus. 1H30, c’est le temps qu’il me faut pour faire cette satanée 3ème boucle, je crains le pire.
4ème et dernier tour, les jambes sont de plus en plus lourdes, et le trottoir sert de repère à ceux qui n’en peuvent plus. Pas question que j’abandonne, en marchant s’il le faut, en rampant au pire, mais j’irai la chercher cette médaille. 35ème KM, c’est bon, il reste plus grand-chose, je serre les dents et force l’allure, je risque pas grand-chose. Demi-tour, ça tient, plus que 5 kms et un peu plus. Allez c’est de la descente, et j’y crois, je relance et cela à l’air de bien vouloir fonctionner. Plus que 2 ravitaillements, je remercie au passage les bénévoles. J’ai l’impression de voler, je passe sur la contre-allée direction l’arrivée, je savoure . 12H38 , à 1H30 de mes prévisions, à 1H00 de mon meilleur temps mais 4H37 au marathon, nouveau record sur IM.

Médaille au cou, je vais chercher mon T-shirt de finisher.
Il faut maintenant récupérer le vélo, les sacs et retour sur la Lorraine et sa grisaille. im-nice.jpgMerci encore à Coralie pour son soutien, à mes enfants qui sont toujnours dans ma têtes dès que je besoin d'aller plus loin .
Merci aux bénévoles qui sans eux rien ne serait possible.

Carton rouge à tous les triathlètes qui prennent la terre de nos enfants pour une poubelle.
Carton rouge aussi à l'arbitres en short vautré sur la pelouse et qui laisse faire cela!

BELFORT …pas FORT

Le grand test avant Nice a fait naitre des doutes.

 Arrivés la veille, un petit tour au village pour prendre mon dossard et faire un tour chez les exposant. Le moral est au beau fixe, comme le ciel et je profite de pouvoir essayer des combis pour changer la miennes qui commence à peser ses 6 ans….

Une bonne nuit (un peu fraiche) sous la tente, un petit déjeuner bien consistant et me voilà au parc pour déposer mes affaires. La chaleur est déjà bien pesante et le soleil frappant, je sais que cela va être pour moi une dure journée, mais j'ignore pour l’instant à quel point.
Il est l’heure d’enfiler ma nouvelle Sonar qui colle comme une seconde peau…. Le temps d’un petit échauffement, et je me place sur la droite du dispositif pour rester sur l’extérieur.
Le départ est donné et c’est une machine à laver à 1000 TRIs qui s’élance, avec toujours les mêmes problèmes de civilité (des mauvais nageurs qui se placent devant et freinent donc les suivants). Arrive la première bouée avec un angle trop fermé et c’est une livraison gratuite de mauvais coups. Le premier tour se termine en 18 minutes, le deuxième plus facile se boucle en 19, sûrement le manque d’entrainement.
Transition tranquille mais mieux vaut ne rien oublier, et c’est enfin le vélo. Je roule fort dès le début pour prendre rapidement un bon rythme. Un début de parcours sans grandes difficultés, quelques paquets, pas d’arbitre et un accident (ce qui arrivent forcément quand cela drafte !!! )
Km 20, je me rends compte que j’ai un passager, j’appuie un peu plus, je navigue de droite à gauche, je ralentis, je relance, mais rien ni fait, mon passager N° 353 est tel un morpion bien accroché. Je me relève donc, me retourne pour lui dire ce que j’en pense, et suis scotché par sa réponse anti-sport, «  Je fais ce que je veux »…..Bravo, belle éthique !  (ce sera mon carton rouge).
Arrive enfin le Ballon, aussi dur que je m’y attendais. Il fait chaud, très chaud, je monte donc au train, pas la peine d’essayer de gagner 5 minutes sur l’ascension que je paierai sûrement plus tard. Le sommet franchi enfin, je rattrape dans la descente quelques uns des grimpeurs. Puis retour en plaine où j’appuie fort, espérant regagner un peu du temps perdu, mais celui-ci ne se rattrape jamais….
Dépose du vélo (en moins de 3H00), satisfait, ayant gardé un bon tempo, celui prévu pour NICE.
Il fait encore, toujours trop chaud, je pars à pied sur de bonnes bases. Les 3 premiers kilomètres passent sous les 15 minutes, je suis donc dans les temps prévus, mais je vais vite déchanter. Première côte, et retour d’une vielle amie qui m’avait laissé tranquille ces 2 dernières années… la crampe intestinale. Je gère difficilement les 15 derniers Kms entre arrêts obligatoires, marche et jogging du 3ème âge. 21 Kms en 2H15, nouveau record, je n'ai jamais fais pire.belfort2012.jpg

BELFORT se termine, dès lundi ce sera direction le médecin pour repartir sur un traitement pour soigner ce déséquilibre intestinal en espérant que le 23 il fasse moins chaud.

Triche & Saucisson

Une forme de triche dans beaucoup de sports de ballon, c’est l’anti jeu ! Et bien ce mode d’expression anti-sport arrive enfin dans notre sport, en « Bike & Run » pour être plus précis.
Le but du jeu est simple, on peut soit bloquer un vététiste adverse en l’empêchant de doubler dans les parties étroites, soit au moment d’une transition bloquer un autre coureur, voire déposer son vélo sur celui d’un autre ou même en plein milieu du chemin dans un virage en haut d’une bosse.
Il y a aussi une méthode très footballistique (un peu comme le tirage de maillot) qui consiste lorsque l’on est en vélo, de prendre le petit côté de la route et de bousculer un peu le coureur à pied adverse pour l’obliger à ralentir. Dommage quand ce coureur fait plus de 80 kg mais manœuvre tel le félin d’un bon de coté. La sanction est sans appel, le vélo glisse par perte de l’appui forcé, et sur bitume humide, c’est la chute un peu plus loin.

Le « Bike & Run » consiste  en une bonne gestion des qualités des 2 coureurs. Les gagnants sont ceux qui possèdent un bon niveau physique et technique VTT, et qui s’appuient sur la connaissance l’un de l’autre…. Par sur un appui forcé des autres équipes, ni sur la recherche d’handicap.
Et l’arbitrage dans tout cela, difficile quand il n’y a qu’ 1 arbitre pour gérer la course….sinon, c’est carton ROUGE !

Ce WE, c’était le Bike & Run de Remiremont, un superbe parcours, technique, boueux, physique et roulant…. Un savant mélange de ce que l’on cherche sur ce genre de courses. Avec Coralie, nous finissons 2nd en vétéran mixte (36ème au scratch) à l’arrache, mais devant ceux qui ont une  mentalité peu sportive, sur une simple course régional , pour seulement  10 points …..

bikerun-2012-remiremont.jpg

Embrun : Pourquoi (s)

            Une question que souvent on m'a posée, autant par des sédentaires, que des triathlètes : Pourquoi faire un Iron-Man , pourquoi se mettre autant de difficultés et comment les passer ?

            Une question que je me suis posé à mon tour tout au long de ma préparation, en cherchant au fond de moi, en cherchant auprès de mes pères comme des nouveaux venus ; en cherchant aussi auprès de ceux qui me connaissent....

             Je ne chercherai pas à expliquer le pourquoi de nos champions, ils avaient sûrement pour certains les mêmes buts, les mêmes graals que nous, et j'espère pour eux que certains les ont encore, qu'ils ne sont pas tous là que pour un chèque de fin de mois...

             J'ai croisé, en 6 ans de triathlon et en 3 Iron-man, bon nombre de triathlètes, et quelque part nous nous ressemblons tous un peu, c'est nous que nous venons chercher, ce que nous sommes, le meilleur de nous, ce que personne ne peut prendre.
            Une rencontre avec soi-même, mais parfois une fuite aussi, nous fuyons ce que le quotidien fait de nous, ce que nous n'aimons pas de nous. Car soyons honnêtes, derrière nos lunettes noires, nos tri-fonctions flashies, nos physiques préparés au mieux, nos comportements "pinpins" voire parfois un peu hautains, il y a quelque chose en nous que nous n'aimons pas, sinon pourquoi  nous infligerions-nous tant de souffrance, tant de barrières à franchir et d'autres à ne pas passer. 
           La peur aussi, celle de ne pas réussir, ou tout simplement de ne pas être, de ne pas exister. Quelle satisfaction la ligne d'arrivée franchie, de se dire: "je l'ai fait, et de ce fait, j'existe parmi ces milliers de triathlètes qui sont devenus des Irons-man  ou encore une fois pouvoir le confirmer".
            La crainte et le doute, d'y arriver encore, d'aller au bout, de ne rien lâcher, malgré les maux, la douleur, et la peur.

             L'autre grande question, à quoi pensons-nous, parce que 12 à 16H00, c'est long, et n'en déplaise aux intellectuels sédentaires, un sportif ...pense !

             Avant le départ, dans le parc, c'est l'anxiété, le doute, la peur, la joie, et cela tour à tour et dans le désordre.
            Ai-je bien fait, ai-je tout fait, et puis de toute façon, c'est trop tard, on en reparlera dans une 15aine d'heures ou plus. En ai-je assez fait, peut-être trop, ou trop tardivement ? Le temps dans le parc semble bien long, mais il s'échappe terriblement vite, et c'est le nœud au ventre qu'enfin nous nous dirigeons vers le départ.  
           Sur la ligne, tout devient calme, le cœur bat fort, mais c'est dans "sa" bulle que chacun se retrouve, un petit sourire à droite, une "bonne chance" à gauche.... bien que la chance nous n'en avons pas besoin, nous serons un des Iron-man  si l'entrainement a été bien mené et si la malchance ne nous frappe pas tout au long de ses 226 Kms. 

            Le coup de feu retenti, et c'est la libération, là chacun de nous vaguera selon ses choix, ses forces, mais surtout ses faiblesses. Je, car maintenant je suis seul, je vais certes croiser ces sportifs qui eux aussi vont au même endroit, mais chacun avec son voyage qui lui appartient, et c'est donc que de moi dont je peux parler. Je pense donc à poser ma nage, à rester propre, l'eau n'est pas mon fort, mais je sais que dans 1h15 maxi, je sortirai de là, sans être éprouvé. Merci encore à Christophe, tu as encore raison, la natation, c'est l'échauffement, merci à Mickaël, ce n'est qu'un long départ !
            Un moment de rêverie, cela m'arrive souvent dans l'eau, j'ai perdu quelques places, voire même la bonne direction, un peu de concentration et me revoilà dans les pieds... C'est long mais c'est bientôt fini.

             1ère transition, essayer de ne pas perdre trop de temps, penser à ne rien oublier, mieux vaut trop en prendre que pas assez, je pourrai toujours en laisser à l'Izoard...

            Enfin sur le vélo, enfin du bonheur, mais la peur aussi de la chute, surtout quand après moins d'une heure, l'ambulance est à quelques mètres près, au même endroit qu'il y a deux ans, mais ce n'est pas étonnant, beaucoup n'ont pas de trajectoire propre, ne gardent pas leur droite.
        Appuyer, le plat est là et pas de vent, un sentiment de puissance quand je double ces quelques pelotons constitués... Une moto, un arbitre, et pas de sanctions, même pas d'avertissements.... Je déteste l'arbitrage et pourtant je suis arbitre ! (mais cela fera l'objet d'une autre réflexion). 
            L'évasion, c'est un sentiment que j'aurai tout au long de ce parcours vélo, rien de bien anormal quand je cours au centre d'un tel spectacle dont je suis, pour aujourd'hui, un des acteurs principaux. Des spectateurs qui ne me connaissent pas, que je ne connais pas et qui crient "allez Christophe, courage !!!". Un décor fabuleux, grandiose, et encore une fois un soleil qui se pose sur Embrun, tel les projecteurs.
            Le doute, lorsque je n'avance plus, sans aucune raison. J'ai pas mal aux jambes, j'ai pas faim, pas plus fatigué, mais j'avance plus. Le col de l'Izoard est à peine à 5 ou 6 Kms, mais il me faut près d'une heure pour l'atteindre. Je me fais déposer par bon nombre d'athlètes au visage marqué, ils ont l'air dans le dur, c'est pas mon cas, mais j'avance pas... La 1ère grande interrogation, j'avais de l'avance sur mes capacités, et cela fond ... le dégoût.
            L'ivresse, l'espérance que cela n'ait été qu'un passage, une fois de plus, la puissance est là... Le travail paye. Je passe à Briançon, une pensée pour un homme exceptionnel que fut mon prof de sport il y a plus de 20 ans.... Nous sommes tous un peu de ceux que nous avons rencontrés, je suis beaucoup de lui. Un peu aussi de nostalgie, pour ne pas dire de tristesse, une évasion vers mes enfants.
            Le Palon , le Chalevet, le doute, l'envie d'arrêter là car chaque côte est un calvaire pour le mental. Je n'avance pas, comme si je m'endormais et je suis obligé de toujours relancer, pourtant aucun signe annonciateur d'une telle sous-performance. Du coup l'incompréhension laisse petit à petit des traces dans les jambes.
            La délivrance, le vélo est posé, un œil sur le chrono et une demi-satisfaction. 7H50, c'est  18 minutes de mieux qu'en 2009 mais 20 minutes de trop...

            T2, un grand doute, mais je ne semble pas usé. Il fait chaud, il y aura donc du monde, c'est plus facile ainsi.

             Voilà le juge de paix, la course à pied, et celle d'Embrun n'est pas des plus faciles. Je rentre dans ma bulle, ne pense à rien d'autre qu'à courir. Dans un nuage, je passe les premiers kms, et puis la fameuse grimpette qui mène au centre de la ville. Je m'enferme un peu plus, je marche d'un pas rapide, car courir m'est impossible par un tel pourcentage. La côte passée,  je repars, moins vite, mais tout va  bien.
            Et puis je me "rendors", plus rien ne répond, c'est l'incompréhension.  Certes il fait chaud, très chaud peut-être et je n'aime pas cela. Mais de là à ne pouvoir courir plus d'un kilomètre sans marcher ? C'est dans ces moments de solitude que je m'évade, une pensée, beaucoup de nostalgie. Des doutes et une image qui revient toujours et toujours, mes enfants qui m'attendent patiemment pour passer la ligne d'arrivée avec moi.... C'est pour cela que je cours, pour passer la ligne, mais cela se fera sans eux, car pour eux je n'existe plus.

             Nous courons tous après quelque chose, pour quelqu'un; cette année encore une fois, j'aurais aimé que ce soit pour eux, encore une fois ils n'étaient pas là. Alors c'est une autre personne qui m'a donné la force de franchir la ligne. Merci à lui d'avoir forgé un peu de mon caractère, merci de me montrer à travers son combat journalier que rien n'est jamais perdu.

            Je souhaite à tous de rencontrer quelqu'un comme PJ, pour vous montrer un peu le chemin.

             La course est finie, la ligne franchie, et un petit mois pour en faire un peu une analyse.  Et en fin de compte, il me reste après cela encore plus de questions qu'au départ !!!

 

                A l'arrivée :  Un peu de rose tout de même !!!           

 

 

                 

Trace Vosgienne VTT

Le temps est agréable pour ce dernier WE du mois de juillet, et pas de nuage (ou presque) dans le ciel... A 15 jours d'Embrun, les longues sorties sur route commence à être un peu monotone, donc départ pour les 75Km de la trace Vosgienne.
Le parcours empruntant une partie de celui de l'Xterra, la partie se présente pas des plus facile, ayant déjà ete labouré par nombre de passage. A 9h00 le départ est donné pour 152 Vététistes, je pars tranquillement, rien ne sert de se cramer dés le début, je ne suis pas un spécialiste et j'estime que je resterais 5 bonnes heures sur mon Wilier. Contrairement à début juillet, les chemins sont plus praticable, moins boueux, mais bons nombres de racine sont maintenant apparentes. Au bout d'une heure de course, les 1ers du 45Km, partis 15 minutes après nous, me rattrapent. Impressionnant, ils volent, sautent, franchissent sans ralentir les obstacles qui m'obligent à beaucoup de concentration.... C'est sure, on joue pas dans la même cour.
Les 25Kms passent en 1H40, je suis dans mes temps, et cela va rouler un peu mieux puisque les 45Km on pris le retour .... Au bout de 2H00 petit problème technique (normal en VTT), impossible de passer le petit plateau, ça craint. Arrêt au prochain ravitaillement et quelques coups de tournevis avec l'aide d'un bénévole (c'est autorisé en VTT) et c'est reparti avec moins de 10minutes de perdu.  J'appuie un peu sur les pédales pour revenir sur le petit groupe emmené par un maillot de grimpeur, avec qui je roulais depuis un bon bout de temps ... Je reviens enfin, profite d'une belle descente pour prendre un peu la tête, et là je gagne mon maillot bleu avec étoile filante du meilleur vole plané : Je ne sais comment, ni pourquoi, mais ma roue avant s'est bloqué, m'invitant ainsi à un beau soleil avec atterrissage non contrôlé. Je récupère mes esprits, mon vélo qui s'était caché dans un trou un peu plus bas, et c'est plus sagement que je reprends mon chemin ....
La fin de parcours , empruntant encore celui du Xterra m'oblige (ainsi que le micro-peloton) à posé le pieds sur près de 400m ... Encore quelques difficultés et c'est enfin les 5 derniers Km, tout en descente. Etant plus lourd, ou moins prudent, je prends le large
La ligne d'arrivée apparait, juste une petite pose 100m avant pour prendre une petite autostopeuse pour franchir le final en 5H04 à la 122 position (sur 139 finisher) 



A 5minutes prés, je me tiens à mes prévisions... Espérons que dans 15 jours, il en soit de même.

Points positifs : Encore les bénévoles Géromois, un site formidable, et un bon entraînement.
Points négatifs : Un beau bleu sur la fesse droite, et le STX se dérègle tout seul !!! ,

X-Tra Boueu

2ème Challenge de la saison, une semaine seulement après le France LD et son beau soleil, mais cette fois sous la pluie, et dans la boue.
Météo-France nous avait promis de la pluie et des orages, et pourtant le réveil fut sous un soleil certes un peu timide, mais pourtant présent et sans nuages à l'horizon. Tant mieux, pour le découverte et les courses jeunes .... Car sous la pluie, si les enfants s'amusent autant, pour les "non-initiés" c'est beaucoup moins drôle.

Le départ du découverte est donné, et comme pour les "grands", cela part vite.... L'eau dépasse les 20° et claire comme seule la montagne nous l'offre. Les premiers sortent en moins de 10 minutes, Coralie en à peine 12'. Transition rapide pour certains, à ma vitesse pour d'autres (voire plus), et c'est près de 400 VTT qui vont commencer à labourer les 18Kms du parcours. Quelques chutes et parfois crevaisons plus tard, la plupart rentre au parc avec un sourire parfois plus crispé. Coralie rentre en 1H41, soit près de 10 minutes de plus qu'à l'entrainement, mais il faut gérer les enchainements et surtout les bouchons.
C'est parti pour le trail, sur un parcours bien hard, Coralie bondit comme si c'était une piste en tartan .... 28 minutes et c'est l'arrivée.
2H30 .... c'est le temps qu'il lui a fallu pour boucler son 1er "X-triathlon". Chapeau bas ... Elle qui en début d'année restait coincée sur ses freins en descente .... Va falloir que je me méfie sinon, en 2012, elle s'aligne sur le "grand" et se permet de me griller de quelques places.
   
Le ciel se couvre, la pluie s'invite, et il est l'heure pour moi de mettre le Wilier au parc.
Départ sous la pluie, je pars sur la gauche, 600m pour virer à la 1ère bouée, 600m où les coups sont gratuits .... 2ème Bouée et c'est enfin plus calme, je pose  ma nage, et sors en 26' (très bon temps pour moi) à peine 6 minutes derrière la tête de course et en 221ème position.
Transition  sous la pluie, toujours bien présente. Le parc est une belle marre, difficile dans ces conditions d'aller vite en minimisant les risques de partir avec des graviers dans les chaussettes.... 4'25, presque honorable au vu des conditions, mais en 282ème position.... 60 places de perdu !!!
C'est parti pour la partie tant redoutée. A l'entrainement je passe le tour en 1H30, je pense que 3H30 pour les 2 tours sera très acceptable. 1ère difficulté et c'est déjà le bouchon, pieds à terre pour 100m. Un peu plus loin chute collective grâce à un fou furieux qui croyait peut-être pouvoir passer .... je ne sais comment. La première boucle se passe en 1H38, j'en suis content, bien que nombreux sont ceux qui m'ont doublé, dont un certain Stéphane qui me passa dans un single des plus étroits, en côtes, "sans me mettre en danger", et surtout sans efforts (Impressionnant).
2ème tour labourant... le passage du découverte, la pluie, le 1er passage de l'XTerra et le second de plus de 200 triathlètes ont rendu le parcours presque impraticable. C'est 1H54 qu'il me faut pour boucler ce 2ème tour, plus souvent à pousser mon destrier qu'à le chevaucher. Chaque ravitaillement s'improvise en station de lavage pour chaine et dérailleur.  Bon nombre de chutes, des mises pieds à terre, et quelques blocages et sauts de chaine sont mon lot (sûrement pas que le mien). J'arrive enfin au parc, le sourire toujours au coeur,  dans mes prévisions, et le soleil réapparait.
Transition 2 tranquille, ayant fini le VTT en même temps que Julien et Mehmet, des compagnons d'entrainement, l'idée est de faire le trail ensemble.
Départ course à pieds, mais un dossard oublié divise notre trio. Je pars donc seul dans ce dernier périple. 1ère côtes, et c'est le black out... J'entends plus rien et toutes les images défilent lentement. Je garde mon attention sur le maillot bleu de Leclerc qui me devance. quelques descentes autant de montées m'emmènent au 1er ravitaillement, j'en profite pour marcher un peu,  me ré-hydrater et me restaurer. Je repars toujours dans le flou. Fin du 1er tour, ça va mieux. C'est reparti pour un second tour, les jambes vont bien, le moral encore mieux.... Dernier Km, il est temps de forcer un peu, pour le sport.... Je fini la CàP en 1H01, presque dans mes temps. 
Ligne franchie en 5H06, soit 6 minutes de plus que souhaité, mais c'était sans compter sur les caprices de madame météo.

Points Positifs : Les bénévoles Géromois, une organisation presque parfaite, un site exceptionnel et une médaille à l'arrivée.

Point(s) négatif(s) : peut être un peu trop d'eau !!!

France LD 2011 - Dur entrainement

Le souci des courses, c'est bien souvent d'y arriver en forme et suffisamment entrainé.
En forme, forcément je le suis, au vu d'un entrainement peu volumineux, et épargné par les blessures depuis 6 ....semaines.

C'est donc comme un bon entrainement pour Embrun que je prends le départ de ce Championnat de France Longue Distance, et pour parfaire le tableau, sous un soleil de plomb.
10H36 le depart est donné pour la vague Master, un peu de bousculade, mais trés vite je trouve mon rythme. Sortie Australienne, puis me revoilà reparti,  cette fois-ci je peux accélérer trouvant sur ma droite, pour la 2ème boucle, un nageur en Orca 3.8 qui me donnera un meilleur rythme. Je sors en 53 minutes ce qui pour mon niveau est tout à fait honnorable.
Transition 1 tranquille comme à mon habitude en près de 5 minutes.
Enfin sur le vélo, je pars vite, espérant faire les 80Kms en moins de 2H30. La première partie du parcours se déroule dans le bon tempo, malgré une belle première côte et surtout un bitume à faible rendement. 2ème bosse difficile, mais le moral est bon .... Puis vers le Km40, des fourmis apparaissent sous le pied droit, une petite pause s'impose. Le problème est vite reglé, des grains de sable sous la voute plantaire, vite enlevés et c'est reparti.
Fin de parcours difficile, les côtes c'est pas pour moi, mais heureusement, ça descend aussi de temps en temps.
Je pose mon vélo en 2H49, pas dans les temps, mais pas mécontent.
Transition 2 tranquille, pour pas changer.
Voilà donc le final, la course à pied.... pas très sûr de moi, mais avec la ferme intention de tenir le 5 au kil, et de ne marcher que sur les ravitaillements. Dès le 1er kilomètre, je croise RunningMike (http://runningmike.canalblog.com/), qui a près de 2kms d'avance sur moi... Le challenge sera donc de ne pas me laisser distancer. Certes il est plus fort que moi, mais il revient du barockman, je dois donc pouvoir tenir. A chaque fin de boucle, je le croise, un petit signe, un sourire, et c'est un peu de courage qui me permet même de finir les 4 derniers kilomètres sous les 4'45.
Ligne d'arrivée, prévue en 5H15, est passée en 5H37. Content tout de même car pour une fois c'est en vélo que j'ai "péché".
Reste donc plus qu'à travailler un peu plus ce vélo pour être au point pour le 15 Août.

Points positifs : Des bénévoles souriants et très compétents, un soleil peut-être un peu trop présent, un parcours vélo grandiose.

Points négatifs : le nombre inadmissible de "détritus" laissé par des "pseudo-triathlètes" sur le bord de la route, l'interdiction de laisser nos serviettes à l'emplacement vélo (merci les grains de sable dans les chaussettes) mais surtout l'absence de tee-shirt estampillé France LD, et notre superbe médaille !!!

 

Dur rappel à Obernai

A un mois de Dijon, il fallait bien commencer à courir, et surtout se "mesurer".
Obernai et le Mont Saint Odile était donc mon constat d'entrainement.

Comme à son habitude, l'eau est propre et chaude, pas trop pour garder la combinaison, et heureusement car je me fais surprendre par la machine à laver. Après la 1ère boué cela va mieux, sortie australienne, puis je repars pour un 2ème tour de plus ou moins 650m (1300 mètres au total est c'est largement suffisant). A une 100aine de la sorti, un nageur, surement pas triathlète m'accroche à plusieurs reprises le pied, je bats un peu plus vite les jambes pour lui signaler mon mécontentement, mais il n'y comprend rien et me tire en arrière.... Tant pis ....Pour lui .. Je me laisse coulé et une fois au dessus de moi, je remonte et lui fait part de ma gratitude, qui je suis sur lui va droit au ventre (Dans l'ivresse je veux bien recevoir quelques coups, mais pas gratuitement)
Transitions tranquille, comme à l'habitude, et me voilà enfin sur mon Wilier.
1ère parti trés roulante, je roule à 38 de moyenne sur les 19er Km, je croise plein de cycliste, (moi qui croyais que c'était un triathlon), les arbitres sont un peu .... tant pis .... quoi que !  Arrive une première bosse de 3Km, un petit répits et le Mont St ODILE où il m'est difficile de tenir le 14 de moyenne....Enfin la descente et un festival de belles courbes et quelques pointes à 75Km/h. Retour vers Obernai en léger faux plat descendant et encore trop de cycliste.
Et puis la course à pieds tant redoutée arrive. Déjà je suis pas coureur, de plus je n'ai pas d'entrainement sérieux, et pour ne rien oublier il faut chaud et lourds. Heureusement, le public Alsacien est nombreux et supporter, je décide donc pour le remercier de ne pas marcher, je sers les dents (avec le sourire) et fini en 3H00.

Ce fût dur, mais je m'y attendais, ce fût bon, et je sais pourquoi, malgré le nombre de tricheur grandissant     (ou bien serait-ce moi qui devient intolérant) j'aime le TRI.

1300 / 48 / 9.5  en  0:22 / 1:40 / 0:53 (3:00)

 

 

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