Vers un nouveau Challenge

Il y a des rêves qui trottent parfois dans nos têtes de sportif, des rêves absurdes ou des rêves inaccessibles. Ce genre de rêves qui nait d’une conversation et qui grandit au fil de lectures ou de reportages. Et puis, ils grandissent jusqu’à devenir une obsession, jusqu’à ne plus savoir d’où ils viennent, mais semblant toujours insurmontables….

Courir longtemps, courir plus loin, voilà un rêve insurmontable pour un coureur de mon niveau. 3H35 sur marathon sec, et près de 80Kg, ce n’est pas les atouts pour se frotter à de l’Ultra en course à pied, mais que de belles images quand Mika parle de ses Ultras, que de bouquins feuilletés pour nourrir ce désir, alors un jour un peu plus fou, un peu moins lucide, et sur un pari avec moi-même la décision est prise…. Je ferai Aulnat, les 24H00 d’Aulnat, de plus il aura lieu les 10 et 11 novembre, date d’anniversaire de 2 de mes têtes blondes que la justice m’interdit de voir.

Place à l’entrainement, abandon de la natation ou presque, minimisation du vélo, musculation spécifique et course à pied à toutes les sauces, le plus dur étant de ralentir la vitesse sous les 10km/h en abaissant au maximum la fréquence cardiaque.
Les 6 semaines de préparation verront donc 34H00 d’entraînement en 30 séances :
- 2H00 de Natation (2 séances)
- 2H00 de Vélo (2 séances)
- 28H00 de CàP (20 séances) et surtout 300 km
- 6H00 de PPG (6 séances)
Bien sûr comme jamais rien ne se passe sans accrocs, je devrai me reposer pendant 4 jours suite à un début de périostite.

 Le jour du départ arrive souvent trop vite, et cette fois-ci ne déroge pas à la règle, j’arrive presque prêt, mais avec un grand manque de sommeil, tous me l’ont dit, pour un 24H00, il faut emmagasiner du repos pour pouvoir tenir le plus longtemps sans se reposer.

Samedi 10, à 10h00, je suis impatient, 2 paires de running au cas où la pluie s’en mêle, du NOK pour se moquer des ampoules, et un rêve, courir pour Alexis et Laureen, mais aussi pour Laurie une petite étoile partie nous éclairer trop tôt.

11H00, le départ est donné, je pars tranquille, la tête dans les nuages, heureusement sans la pluie.
4h de course, 37Km et 39ème position, mais déjà mal aux jambes... Je commence à prendre conscience de ce qui m’attend.
6h de course, à peine 50Km, 60ème et mal partout.... Ca va être dur. Petite pause oblige.
9h15 de course, 70Km et 69ème…  Je m'endors en courant, il n’est pourtant que 20H00. Je vais donc « dormir » 1h30, ça ira mieux après, ou pas !
Après 2h de pause, reprise en 79ème position, j’ai donc perdu presque 20 places.
14h30 de course, 87Km et 70ème. Impossible de courir, je marche, je piétine, les pieds chauffent...Je regarde en l’air, cherche les étoiles et les anges pour trouver la force de continuer. Il est presque 2H00 du matin, je vais me faire masser, mais je m’endors .... quelques heures.
6H00 du matin, je me réveille en sursaut, j’ai dormi près de 4h00. Du coup je suis frais et en forme, mais le temps perdu ne se rattrapera pas.
Il reste 5h00 de course.

11H00, c’est fini. 24h00 de course mais seulement 16h15 sur la piste. 117Km et 65ème position.

Je suis allé au bout, pas aussi bien que je souhaitais, mais je me suis rencontré, j’ai trouvé un peu de paix ces jours qui me sont depuis maintenant 8 ans un enfer.

L’année prochaine j’y reviens !

 

octobre novembre course a pied

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site