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Embrun : Pourquoi (s)

            Une question que souvent on m'a posée, autant par des sédentaires, que des triathlètes : Pourquoi faire un Iron-Man , pourquoi se mettre autant de difficultés et comment les passer ?

            Une question que je me suis posé à mon tour tout au long de ma préparation, en cherchant au fond de moi, en cherchant auprès de mes pères comme des nouveaux venus ; en cherchant aussi auprès de ceux qui me connaissent....

             Je ne chercherai pas à expliquer le pourquoi de nos champions, ils avaient sûrement pour certains les mêmes buts, les mêmes graals que nous, et j'espère pour eux que certains les ont encore, qu'ils ne sont pas tous là que pour un chèque de fin de mois...

             J'ai croisé, en 6 ans de triathlon et en 3 Iron-man, bon nombre de triathlètes, et quelque part nous nous ressemblons tous un peu, c'est nous que nous venons chercher, ce que nous sommes, le meilleur de nous, ce que personne ne peut prendre.
            Une rencontre avec soi-même, mais parfois une fuite aussi, nous fuyons ce que le quotidien fait de nous, ce que nous n'aimons pas de nous. Car soyons honnêtes, derrière nos lunettes noires, nos tri-fonctions flashies, nos physiques préparés au mieux, nos comportements "pinpins" voire parfois un peu hautains, il y a quelque chose en nous que nous n'aimons pas, sinon pourquoi  nous infligerions-nous tant de souffrance, tant de barrières à franchir et d'autres à ne pas passer. 
           La peur aussi, celle de ne pas réussir, ou tout simplement de ne pas être, de ne pas exister. Quelle satisfaction la ligne d'arrivée franchie, de se dire: "je l'ai fait, et de ce fait, j'existe parmi ces milliers de triathlètes qui sont devenus des Irons-man  ou encore une fois pouvoir le confirmer".
            La crainte et le doute, d'y arriver encore, d'aller au bout, de ne rien lâcher, malgré les maux, la douleur, et la peur.

             L'autre grande question, à quoi pensons-nous, parce que 12 à 16H00, c'est long, et n'en déplaise aux intellectuels sédentaires, un sportif ...pense !

             Avant le départ, dans le parc, c'est l'anxiété, le doute, la peur, la joie, et cela tour à tour et dans le désordre.
            Ai-je bien fait, ai-je tout fait, et puis de toute façon, c'est trop tard, on en reparlera dans une 15aine d'heures ou plus. En ai-je assez fait, peut-être trop, ou trop tardivement ? Le temps dans le parc semble bien long, mais il s'échappe terriblement vite, et c'est le nœud au ventre qu'enfin nous nous dirigeons vers le départ.  
           Sur la ligne, tout devient calme, le cœur bat fort, mais c'est dans "sa" bulle que chacun se retrouve, un petit sourire à droite, une "bonne chance" à gauche.... bien que la chance nous n'en avons pas besoin, nous serons un des Iron-man  si l'entrainement a été bien mené et si la malchance ne nous frappe pas tout au long de ses 226 Kms. 

            Le coup de feu retenti, et c'est la libération, là chacun de nous vaguera selon ses choix, ses forces, mais surtout ses faiblesses. Je, car maintenant je suis seul, je vais certes croiser ces sportifs qui eux aussi vont au même endroit, mais chacun avec son voyage qui lui appartient, et c'est donc que de moi dont je peux parler. Je pense donc à poser ma nage, à rester propre, l'eau n'est pas mon fort, mais je sais que dans 1h15 maxi, je sortirai de là, sans être éprouvé. Merci encore à Christophe, tu as encore raison, la natation, c'est l'échauffement, merci à Mickaël, ce n'est qu'un long départ !
            Un moment de rêverie, cela m'arrive souvent dans l'eau, j'ai perdu quelques places, voire même la bonne direction, un peu de concentration et me revoilà dans les pieds... C'est long mais c'est bientôt fini.

             1ère transition, essayer de ne pas perdre trop de temps, penser à ne rien oublier, mieux vaut trop en prendre que pas assez, je pourrai toujours en laisser à l'Izoard...

            Enfin sur le vélo, enfin du bonheur, mais la peur aussi de la chute, surtout quand après moins d'une heure, l'ambulance est à quelques mètres près, au même endroit qu'il y a deux ans, mais ce n'est pas étonnant, beaucoup n'ont pas de trajectoire propre, ne gardent pas leur droite.
        Appuyer, le plat est là et pas de vent, un sentiment de puissance quand je double ces quelques pelotons constitués... Une moto, un arbitre, et pas de sanctions, même pas d'avertissements.... Je déteste l'arbitrage et pourtant je suis arbitre ! (mais cela fera l'objet d'une autre réflexion). 
            L'évasion, c'est un sentiment que j'aurai tout au long de ce parcours vélo, rien de bien anormal quand je cours au centre d'un tel spectacle dont je suis, pour aujourd'hui, un des acteurs principaux. Des spectateurs qui ne me connaissent pas, que je ne connais pas et qui crient "allez Christophe, courage !!!". Un décor fabuleux, grandiose, et encore une fois un soleil qui se pose sur Embrun, tel les projecteurs.
            Le doute, lorsque je n'avance plus, sans aucune raison. J'ai pas mal aux jambes, j'ai pas faim, pas plus fatigué, mais j'avance plus. Le col de l'Izoard est à peine à 5 ou 6 Kms, mais il me faut près d'une heure pour l'atteindre. Je me fais déposer par bon nombre d'athlètes au visage marqué, ils ont l'air dans le dur, c'est pas mon cas, mais j'avance pas... La 1ère grande interrogation, j'avais de l'avance sur mes capacités, et cela fond ... le dégoût.
            L'ivresse, l'espérance que cela n'ait été qu'un passage, une fois de plus, la puissance est là... Le travail paye. Je passe à Briançon, une pensée pour un homme exceptionnel que fut mon prof de sport il y a plus de 20 ans.... Nous sommes tous un peu de ceux que nous avons rencontrés, je suis beaucoup de lui. Un peu aussi de nostalgie, pour ne pas dire de tristesse, une évasion vers mes enfants.
            Le Palon , le Chalevet, le doute, l'envie d'arrêter là car chaque côte est un calvaire pour le mental. Je n'avance pas, comme si je m'endormais et je suis obligé de toujours relancer, pourtant aucun signe annonciateur d'une telle sous-performance. Du coup l'incompréhension laisse petit à petit des traces dans les jambes.
            La délivrance, le vélo est posé, un œil sur le chrono et une demi-satisfaction. 7H50, c'est  18 minutes de mieux qu'en 2009 mais 20 minutes de trop...

            T2, un grand doute, mais je ne semble pas usé. Il fait chaud, il y aura donc du monde, c'est plus facile ainsi.

             Voilà le juge de paix, la course à pied, et celle d'Embrun n'est pas des plus faciles. Je rentre dans ma bulle, ne pense à rien d'autre qu'à courir. Dans un nuage, je passe les premiers kms, et puis la fameuse grimpette qui mène au centre de la ville. Je m'enferme un peu plus, je marche d'un pas rapide, car courir m'est impossible par un tel pourcentage. La côte passée,  je repars, moins vite, mais tout va  bien.
            Et puis je me "rendors", plus rien ne répond, c'est l'incompréhension.  Certes il fait chaud, très chaud peut-être et je n'aime pas cela. Mais de là à ne pouvoir courir plus d'un kilomètre sans marcher ? C'est dans ces moments de solitude que je m'évade, une pensée, beaucoup de nostalgie. Des doutes et une image qui revient toujours et toujours, mes enfants qui m'attendent patiemment pour passer la ligne d'arrivée avec moi.... C'est pour cela que je cours, pour passer la ligne, mais cela se fera sans eux, car pour eux je n'existe plus.

             Nous courons tous après quelque chose, pour quelqu'un; cette année encore une fois, j'aurais aimé que ce soit pour eux, encore une fois ils n'étaient pas là. Alors c'est une autre personne qui m'a donné la force de franchir la ligne. Merci à lui d'avoir forgé un peu de mon caractère, merci de me montrer à travers son combat journalier que rien n'est jamais perdu.

            Je souhaite à tous de rencontrer quelqu'un comme PJ, pour vous montrer un peu le chemin.

             La course est finie, la ligne franchie, et un petit mois pour en faire un peu une analyse.  Et en fin de compte, il me reste après cela encore plus de questions qu'au départ !!!

 

                A l'arrivée :  Un peu de rose tout de même !!!           

 

 

                 

Pluvieux, mais rigoureux

 Le nord fut bien arrosé en ce mois de juillet, autant qu'un certain juillet 2009 (le froid en moins) qui voyait ma première préparation à Embrun.
Les années et les événement se ressemblent donc. J'aurais pu donc basé ma préparation spécifique sur la natation, mais beaucoup d'effort pour peu de temps gagné à l'arrivée. J'ai donc sorti le vélo sous la pluie, mais le VTT, qui lui ne rechigne pas à prendre un bain, et fait monter mon cardio autant que ....

J'arrive donc au meilleur mois depuis le début de saison (cela n'était certes pas trop difficile) mais aussi à un bon compromis entre mes anciennes prépa spécifique, aussi bien pour Embrun 2009 que Frankfort 2010
Au résultat sur les tablettes cela donne 63H00 d'entrainement en 38 séances :
- 16 Km de Natation en 5H30 (7 séances)
- 900 Km de Vélo en 32H00 (14 séances)
- 150 Km de VTT en 10H15 (3 séances)
- 100 Km de CàP en 9H00 (8 séances)
- 6H15 de PPG (6 séances).

Il manquerait 2 ou 3 séances de natation et autant en CàP pour que le tableau soit correct, mais ... mieux vaut arrivé au pieds de l'Izoard en forme avec un peu moins de Km, que fatigué avec trop .....
Quoiqu'il en soit, je ne peux pas revenir en arrière et la sentence sera donné dans maintenant à peine 10 jours....

 

Trace Vosgienne VTT

Le temps est agréable pour ce dernier WE du mois de juillet, et pas de nuage (ou presque) dans le ciel... A 15 jours d'Embrun, les longues sorties sur route commence à être un peu monotone, donc départ pour les 75Km de la trace Vosgienne.
Le parcours empruntant une partie de celui de l'Xterra, la partie se présente pas des plus facile, ayant déjà ete labouré par nombre de passage. A 9h00 le départ est donné pour 152 Vététistes, je pars tranquillement, rien ne sert de se cramer dés le début, je ne suis pas un spécialiste et j'estime que je resterais 5 bonnes heures sur mon Wilier. Contrairement à début juillet, les chemins sont plus praticable, moins boueux, mais bons nombres de racine sont maintenant apparentes. Au bout d'une heure de course, les 1ers du 45Km, partis 15 minutes après nous, me rattrapent. Impressionnant, ils volent, sautent, franchissent sans ralentir les obstacles qui m'obligent à beaucoup de concentration.... C'est sure, on joue pas dans la même cour.
Les 25Kms passent en 1H40, je suis dans mes temps, et cela va rouler un peu mieux puisque les 45Km on pris le retour .... Au bout de 2H00 petit problème technique (normal en VTT), impossible de passer le petit plateau, ça craint. Arrêt au prochain ravitaillement et quelques coups de tournevis avec l'aide d'un bénévole (c'est autorisé en VTT) et c'est reparti avec moins de 10minutes de perdu.  J'appuie un peu sur les pédales pour revenir sur le petit groupe emmené par un maillot de grimpeur, avec qui je roulais depuis un bon bout de temps ... Je reviens enfin, profite d'une belle descente pour prendre un peu la tête, et là je gagne mon maillot bleu avec étoile filante du meilleur vole plané : Je ne sais comment, ni pourquoi, mais ma roue avant s'est bloqué, m'invitant ainsi à un beau soleil avec atterrissage non contrôlé. Je récupère mes esprits, mon vélo qui s'était caché dans un trou un peu plus bas, et c'est plus sagement que je reprends mon chemin ....
La fin de parcours , empruntant encore celui du Xterra m'oblige (ainsi que le micro-peloton) à posé le pieds sur près de 400m ... Encore quelques difficultés et c'est enfin les 5 derniers Km, tout en descente. Etant plus lourd, ou moins prudent, je prends le large
La ligne d'arrivée apparait, juste une petite pose 100m avant pour prendre une petite autostopeuse pour franchir le final en 5H04 à la 122 position (sur 139 finisher) 



A 5minutes prés, je me tiens à mes prévisions... Espérons que dans 15 jours, il en soit de même.

Points positifs : Encore les bénévoles Géromois, un site formidable, et un bon entraînement.
Points négatifs : Un beau bleu sur la fesse droite, et le STX se dérègle tout seul !!! ,

X-Tra Boueu

2ème Challenge de la saison, une semaine seulement après le France LD et son beau soleil, mais cette fois sous la pluie, et dans la boue.
Météo-France nous avait promis de la pluie et des orages, et pourtant le réveil fut sous un soleil certes un peu timide, mais pourtant présent et sans nuages à l'horizon. Tant mieux, pour le découverte et les courses jeunes .... Car sous la pluie, si les enfants s'amusent autant, pour les "non-initiés" c'est beaucoup moins drôle.

Le départ du découverte est donné, et comme pour les "grands", cela part vite.... L'eau dépasse les 20° et claire comme seule la montagne nous l'offre. Les premiers sortent en moins de 10 minutes, Coralie en à peine 12'. Transition rapide pour certains, à ma vitesse pour d'autres (voire plus), et c'est près de 400 VTT qui vont commencer à labourer les 18Kms du parcours. Quelques chutes et parfois crevaisons plus tard, la plupart rentre au parc avec un sourire parfois plus crispé. Coralie rentre en 1H41, soit près de 10 minutes de plus qu'à l'entrainement, mais il faut gérer les enchainements et surtout les bouchons.
C'est parti pour le trail, sur un parcours bien hard, Coralie bondit comme si c'était une piste en tartan .... 28 minutes et c'est l'arrivée.
2H30 .... c'est le temps qu'il lui a fallu pour boucler son 1er "X-triathlon". Chapeau bas ... Elle qui en début d'année restait coincée sur ses freins en descente .... Va falloir que je me méfie sinon, en 2012, elle s'aligne sur le "grand" et se permet de me griller de quelques places.
   
Le ciel se couvre, la pluie s'invite, et il est l'heure pour moi de mettre le Wilier au parc.
Départ sous la pluie, je pars sur la gauche, 600m pour virer à la 1ère bouée, 600m où les coups sont gratuits .... 2ème Bouée et c'est enfin plus calme, je pose  ma nage, et sors en 26' (très bon temps pour moi) à peine 6 minutes derrière la tête de course et en 221ème position.
Transition  sous la pluie, toujours bien présente. Le parc est une belle marre, difficile dans ces conditions d'aller vite en minimisant les risques de partir avec des graviers dans les chaussettes.... 4'25, presque honorable au vu des conditions, mais en 282ème position.... 60 places de perdu !!!
C'est parti pour la partie tant redoutée. A l'entrainement je passe le tour en 1H30, je pense que 3H30 pour les 2 tours sera très acceptable. 1ère difficulté et c'est déjà le bouchon, pieds à terre pour 100m. Un peu plus loin chute collective grâce à un fou furieux qui croyait peut-être pouvoir passer .... je ne sais comment. La première boucle se passe en 1H38, j'en suis content, bien que nombreux sont ceux qui m'ont doublé, dont un certain Stéphane qui me passa dans un single des plus étroits, en côtes, "sans me mettre en danger", et surtout sans efforts (Impressionnant).
2ème tour labourant... le passage du découverte, la pluie, le 1er passage de l'XTerra et le second de plus de 200 triathlètes ont rendu le parcours presque impraticable. C'est 1H54 qu'il me faut pour boucler ce 2ème tour, plus souvent à pousser mon destrier qu'à le chevaucher. Chaque ravitaillement s'improvise en station de lavage pour chaine et dérailleur.  Bon nombre de chutes, des mises pieds à terre, et quelques blocages et sauts de chaine sont mon lot (sûrement pas que le mien). J'arrive enfin au parc, le sourire toujours au coeur,  dans mes prévisions, et le soleil réapparait.
Transition 2 tranquille, ayant fini le VTT en même temps que Julien et Mehmet, des compagnons d'entrainement, l'idée est de faire le trail ensemble.
Départ course à pieds, mais un dossard oublié divise notre trio. Je pars donc seul dans ce dernier périple. 1ère côtes, et c'est le black out... J'entends plus rien et toutes les images défilent lentement. Je garde mon attention sur le maillot bleu de Leclerc qui me devance. quelques descentes autant de montées m'emmènent au 1er ravitaillement, j'en profite pour marcher un peu,  me ré-hydrater et me restaurer. Je repars toujours dans le flou. Fin du 1er tour, ça va mieux. C'est reparti pour un second tour, les jambes vont bien, le moral encore mieux.... Dernier Km, il est temps de forcer un peu, pour le sport.... Je fini la CàP en 1H01, presque dans mes temps. 
Ligne franchie en 5H06, soit 6 minutes de plus que souhaité, mais c'était sans compter sur les caprices de madame météo.

Points Positifs : Les bénévoles Géromois, une organisation presque parfaite, un site exceptionnel et une médaille à l'arrivée.

Point(s) négatif(s) : peut être un peu trop d'eau !!!

France LD 2011 - Dur entrainement

Le souci des courses, c'est bien souvent d'y arriver en forme et suffisamment entrainé.
En forme, forcément je le suis, au vu d'un entrainement peu volumineux, et épargné par les blessures depuis 6 ....semaines.

C'est donc comme un bon entrainement pour Embrun que je prends le départ de ce Championnat de France Longue Distance, et pour parfaire le tableau, sous un soleil de plomb.
10H36 le depart est donné pour la vague Master, un peu de bousculade, mais trés vite je trouve mon rythme. Sortie Australienne, puis me revoilà reparti,  cette fois-ci je peux accélérer trouvant sur ma droite, pour la 2ème boucle, un nageur en Orca 3.8 qui me donnera un meilleur rythme. Je sors en 53 minutes ce qui pour mon niveau est tout à fait honnorable.
Transition 1 tranquille comme à mon habitude en près de 5 minutes.
Enfin sur le vélo, je pars vite, espérant faire les 80Kms en moins de 2H30. La première partie du parcours se déroule dans le bon tempo, malgré une belle première côte et surtout un bitume à faible rendement. 2ème bosse difficile, mais le moral est bon .... Puis vers le Km40, des fourmis apparaissent sous le pied droit, une petite pause s'impose. Le problème est vite reglé, des grains de sable sous la voute plantaire, vite enlevés et c'est reparti.
Fin de parcours difficile, les côtes c'est pas pour moi, mais heureusement, ça descend aussi de temps en temps.
Je pose mon vélo en 2H49, pas dans les temps, mais pas mécontent.
Transition 2 tranquille, pour pas changer.
Voilà donc le final, la course à pied.... pas très sûr de moi, mais avec la ferme intention de tenir le 5 au kil, et de ne marcher que sur les ravitaillements. Dès le 1er kilomètre, je croise RunningMike (http://runningmike.canalblog.com/), qui a près de 2kms d'avance sur moi... Le challenge sera donc de ne pas me laisser distancer. Certes il est plus fort que moi, mais il revient du barockman, je dois donc pouvoir tenir. A chaque fin de boucle, je le croise, un petit signe, un sourire, et c'est un peu de courage qui me permet même de finir les 4 derniers kilomètres sous les 4'45.
Ligne d'arrivée, prévue en 5H15, est passée en 5H37. Content tout de même car pour une fois c'est en vélo que j'ai "péché".
Reste donc plus qu'à travailler un peu plus ce vélo pour être au point pour le 15 Août.

Points positifs : Des bénévoles souriants et très compétents, un soleil peut-être un peu trop présent, un parcours vélo grandiose.

Points négatifs : le nombre inadmissible de "détritus" laissé par des "pseudo-triathlètes" sur le bord de la route, l'interdiction de laisser nos serviettes à l'emplacement vélo (merci les grains de sable dans les chaussettes) mais surtout l'absence de tee-shirt estampillé France LD, et notre superbe médaille !!!

 

Juin, un mois presque ...bien

Les course ont commencé, et l'entrainement s'est fait enfin un peu plus serieux, Obernai m'ayant rappeler à l'ordre.
Il s'en suivit le CD d'Epinal sous un beau soleil, un parcours vélo assez difficile pour moi, mais le reste sans trop d'embuche.
Puis ce fut le tour du trail de la vallée des lacs, 21Km dans la boue sous un déluge de pluie et de grêle !!! Au résultat, une arrivée frigorifiée en 2H17.

Le cumul des courses (3) et d'un suivit de l'entrainement, mets le mois de Juin en tête des sondage pour 2011, mais toujours bien loin de mes espérance :  44H00 d'entrainement en 36 séances :
- 15 Km de Natation en 5H20 (9 séances)
- 600 Km de Vélo en 20H30 (11 séances)
- 70 Km de VTT en 5H00 (3 séances)
- 115 Km de CàP en 10H00 (10 séances)
- 3H00 de PPG (3 séances).

Le France LD de Dijon ayant marqué le début des grand rendez-vous, j'espère bien me tenir à une meilleur rigueur pour passer l'Izoard et la ligne d'arrivée le 15 août dans de bonne condition, aussi bien physiquement que temporellement......  Avoir donc dans 8 semaines

Petit cross pour la vitesse

 Un hiver sans Cross, un printemps sans trail ; autant dire que je n'ai aucune référence sur course à pieds, pas plus que de sensation....
Alors quand un cross "militaire" se présente, je n'hésite pas : 7,5km sans dénivelé sur le parcours équin du centre équestre de Metz, recouvert d'une épaisse herbe humide.
Départ rapide, 1er virage au bout de 200m et je me trouve dans le top 20. Mes appuies sont hésitant, en tête une saison de triathlon qui peine à commencer, pas le moment de se re-blesser. Je cours à 4'15, 4'20, la fréquence cardiaque est haute (185) et la bouche sèche. Le premier tour se fait à allure constante en gardant ma place. Au début du 2ème tour, toujours dans une bonne constante, je perds quelques place, mais à 3km de l'arrivée, pas question d'accrocher, pas question de prendre le risque de se blesser. A 1km, l'esprit de compétition prend le dessus et j'accélère, je double, un et deux. 300m de l'arrivée, et 100m devant moi, deux cibles. Je tente tant pis, j'envoie les "chevaux", 200 dernier mètre à 2'20 au kil, je rattrape mes prédécesseurs à 50 mètres, petit duel que je gagne in extremis.... Aucun supporter ne leur ayant crié mon retour.

Au final, 7Km 5 en 30'52,  soit 4'07 au kil...  et dans le top 20. Pas mal au vue de mon entrainement, mais surtout satisfait ..... (Espérons que cela se passe aussi bien ce WE à Epinal

 

 

Dur rappel à Obernai

A un mois de Dijon, il fallait bien commencer à courir, et surtout se "mesurer".
Obernai et le Mont Saint Odile était donc mon constat d'entrainement.

Comme à son habitude, l'eau est propre et chaude, pas trop pour garder la combinaison, et heureusement car je me fais surprendre par la machine à laver. Après la 1ère boué cela va mieux, sortie australienne, puis je repars pour un 2ème tour de plus ou moins 650m (1300 mètres au total est c'est largement suffisant). A une 100aine de la sorti, un nageur, surement pas triathlète m'accroche à plusieurs reprises le pied, je bats un peu plus vite les jambes pour lui signaler mon mécontentement, mais il n'y comprend rien et me tire en arrière.... Tant pis ....Pour lui .. Je me laisse coulé et une fois au dessus de moi, je remonte et lui fait part de ma gratitude, qui je suis sur lui va droit au ventre (Dans l'ivresse je veux bien recevoir quelques coups, mais pas gratuitement)
Transitions tranquille, comme à l'habitude, et me voilà enfin sur mon Wilier.
1ère parti trés roulante, je roule à 38 de moyenne sur les 19er Km, je croise plein de cycliste, (moi qui croyais que c'était un triathlon), les arbitres sont un peu .... tant pis .... quoi que !  Arrive une première bosse de 3Km, un petit répits et le Mont St ODILE où il m'est difficile de tenir le 14 de moyenne....Enfin la descente et un festival de belles courbes et quelques pointes à 75Km/h. Retour vers Obernai en léger faux plat descendant et encore trop de cycliste.
Et puis la course à pieds tant redoutée arrive. Déjà je suis pas coureur, de plus je n'ai pas d'entrainement sérieux, et pour ne rien oublier il faut chaud et lourds. Heureusement, le public Alsacien est nombreux et supporter, je décide donc pour le remercier de ne pas marcher, je sers les dents (avec le sourire) et fini en 3H00.

Ce fût dur, mais je m'y attendais, ce fût bon, et je sais pourquoi, malgré le nombre de tricheur grandissant     (ou bien serait-ce moi qui devient intolérant) j'aime le TRI.

1300 / 48 / 9.5  en  0:22 / 1:40 / 0:53 (3:00)

 

 

Mai n'y aura rien fait

Premier soleil de mai et premier trail, première chute aussi, et retour en convalesce  pour 1 semaine. Mai sera donc un mois de 3 semaines ! Comme tous les mois précédent il en ressort un grand manque d’entrainement:
 33H00 d'entrainement en 24 séances :
- 9.5 Km de Natation en 4H20 (5 séances)
- 130 Km de Vélo en 4H30 (3 séances)
- 240 Km de VTT en 15H30 (7 séances)
- 52 Km de CàP en 5H00 (5 séances)
- 3H45 de PPG (4 séances).

Début juin est arrivé bien vite , et c’est déjà les 1er triathlons de contrôle "du manque d’entrainement" avant un certain 3 juillet ….. Espérons que juin sera enfin un mois sans …..embuche.

La Graingeaude

Faut bien rentabiliser le VTT, et quoi de plus facile que de me trainer sur des Cyclos.
Action facile lorsque mes terrains de jeux du Week-End se trouvent en terre Vosgienne.
Ce 22 Mai avait lieu la Graingeaude, belle journée vélo organisée sous le soleil par le Cyclo-club Charlemagne de Granges sur Vologne (http://cyclo-charlemagne.ffct.org).
Je pars donc vers 10HOO, et bon dernier pour les 60Km de chemins. Tranquillement pendant près de 30Km en compagnie de Coralie, puis je pars seul, elle décidant de faire les 45. Le parcours est agréable, les ravitaillements copieux et les bénévoles aussi chaleureux que le soleil. Les paysages sont magnifiques et me laissent un peu rêvasser, ce qui me bonifie d'une petite erreur de parcours de 12Km.

4H20 plus tard, les jambes lourdes et l'esprit vidé, il est temps de revenir à la réalité, et de ranger le vélo, pour devoir retourner dans les plaines.

Un grand merci aux organisateurs, et un petit  cliché "souvenir" sur le bord du chemin en compagnie de triathlètes Gérômois (Françoise, "ma" Coralie, et Eddy)

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