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Vers un nouveau Challenge

Il y a des rêves qui trottent parfois dans nos têtes de sportif, des rêves absurdes ou des rêves inaccessibles. Ce genre de rêves qui nait d’une conversation et qui grandit au fil de lectures ou de reportages. Et puis, ils grandissent jusqu’à devenir une obsession, jusqu’à ne plus savoir d’où ils viennent, mais semblant toujours insurmontables….

Courir longtemps, courir plus loin, voilà un rêve insurmontable pour un coureur de mon niveau. 3H35 sur marathon sec, et près de 80Kg, ce n’est pas les atouts pour se frotter à de l’Ultra en course à pied, mais que de belles images quand Mika parle de ses Ultras, que de bouquins feuilletés pour nourrir ce désir, alors un jour un peu plus fou, un peu moins lucide, et sur un pari avec moi-même la décision est prise…. Je ferai Aulnat, les 24H00 d’Aulnat, de plus il aura lieu les 10 et 11 novembre, date d’anniversaire de 2 de mes têtes blondes que la justice m’interdit de voir.

Place à l’entrainement, abandon de la natation ou presque, minimisation du vélo, musculation spécifique et course à pied à toutes les sauces, le plus dur étant de ralentir la vitesse sous les 10km/h en abaissant au maximum la fréquence cardiaque.
Les 6 semaines de préparation verront donc 34H00 d’entraînement en 30 séances :
- 2H00 de Natation (2 séances)
- 2H00 de Vélo (2 séances)
- 28H00 de CàP (20 séances) et surtout 300 km
- 6H00 de PPG (6 séances)
Bien sûr comme jamais rien ne se passe sans accrocs, je devrai me reposer pendant 4 jours suite à un début de périostite.

 Le jour du départ arrive souvent trop vite, et cette fois-ci ne déroge pas à la règle, j’arrive presque prêt, mais avec un grand manque de sommeil, tous me l’ont dit, pour un 24H00, il faut emmagasiner du repos pour pouvoir tenir le plus longtemps sans se reposer.

Samedi 10, à 10h00, je suis impatient, 2 paires de running au cas où la pluie s’en mêle, du NOK pour se moquer des ampoules, et un rêve, courir pour Alexis et Laureen, mais aussi pour Laurie une petite étoile partie nous éclairer trop tôt.

11H00, le départ est donné, je pars tranquille, la tête dans les nuages, heureusement sans la pluie.
4h de course, 37Km et 39ème position, mais déjà mal aux jambes... Je commence à prendre conscience de ce qui m’attend.
6h de course, à peine 50Km, 60ème et mal partout.... Ca va être dur. Petite pause oblige.
9h15 de course, 70Km et 69ème…  Je m'endors en courant, il n’est pourtant que 20H00. Je vais donc « dormir » 1h30, ça ira mieux après, ou pas !
Après 2h de pause, reprise en 79ème position, j’ai donc perdu presque 20 places.
14h30 de course, 87Km et 70ème. Impossible de courir, je marche, je piétine, les pieds chauffent...Je regarde en l’air, cherche les étoiles et les anges pour trouver la force de continuer. Il est presque 2H00 du matin, je vais me faire masser, mais je m’endors .... quelques heures.
6H00 du matin, je me réveille en sursaut, j’ai dormi près de 4h00. Du coup je suis frais et en forme, mais le temps perdu ne se rattrapera pas.
Il reste 5h00 de course.

11H00, c’est fini. 24h00 de course mais seulement 16h15 sur la piste. 117Km et 65ème position.

Je suis allé au bout, pas aussi bien que je souhaitais, mais je me suis rencontré, j’ai trouvé un peu de paix ces jours qui me sont depuis maintenant 8 ans un enfer.

L’année prochaine j’y reviens !

 

3 mois pour un demenagement

Début juillet finalise ma saison triathlon et mon passage en Lorraine (13ans) avec l’Xterra de Xonrupt.
Place ensuite à mon déménagement en Auvergne, région plus clémente pour l’entrainement avec des parcours pour tous les goûts.  
Cependant, les 3 premier mois ne verront pas les heures et les kilomètres d’entrainement s’additionner, bien au contraire. Place à la préparation de la venue de ma moitié et à l’intégration de mon nouveau milieu.

En TROIS mois cela ne fera que, à 88H00 en 69 séances :
- 7H00 de Natation (7 séances)
- 30H00 de vélo (13 séances dont 5 VTT)
- 30H00 de CàP (30 séances)
- 21H00 de PPG (19 séances)
Trimestre très moyen, puisque mensuellement cela donnerait :
- 2H00 de Natation (2 séances)
- 10H00 de vélo (4 séances)
- 10H00 de CàP (10 séances)
- 7H00 de PPG (6 séances)

Il va falloir se remotiver, puisque n’ayant pas participer à Vichy, je me lance un nouveau défi…. Faire un 24H00 de course à pieds….  RDV est pris pour le WE du 10 & 11 Novembre à Aulnat.

JUIN, fut bien

Juin est le mois des contrôles, le début des courses et donc d’un entrainement spécifique.  Aucun contre-temps à ce jeu, juste des petits points à régler, et un vieux démon au niveau de l’estomac à chasser.
Tout ceci pour ce mois de juin, qui ne comporte que  20 jours effectifs, avec le jus à faire avant Nice et la récupération obligatoire, à 48H15 en 36 séances :
- 6H45 de Natation (7 séances)
- 23H30 de vélo (12 séances dont 4 VTT)
- 15H00 de CàP (12 séances)
- 3H15 de PPG (4 séances)
C’est donc un mois plus que correct puisque remis sur 30 jours, cela donnerait  :  72H00 en 54 séances
- 10H00 de Natation (10 séances)
- 35H00 de vélo (18 séances)
- 22H00 de CàP (18 séances)
- 5H00 de PPG (6 séances)
Un mois qui satisferait plus d’un triathlète, surtout moi. Mais pour l’instant, reprise de l’entrainement sérieux avec juste un seul rendez-vous planifié, l’XTerra France. Ensuite 6 semaines que j’espère appliquées, malgré ma mutation sur Clermont-Ferrand, pour  arriver mi-août en pleine forme, pour prendre peut-être le départ du challenge VICHY.

JUSTE un peu trop (de) JUSTE

Vendredi 22 début d’après-midi, départ pour NICE via la Suisse et l’Italie. Arrivée au village Expo après maintes péripéties à 12H45. JUSTE 15 minutes avant la fermeture du greffe…. pour l’instant tout va bien.
Petit tour de vélo histoire de se relaxer les jambes avant de le rentrer au parc…. Puis petit tour au village histoire de se relaxer l’esprit.
21H30 au lit, 22H30, les yeux toujours grands ouverts, 23H30 il en est toujours de même. 2H00 du mat, je dois sûrement dormir, mais je vois les minutes du réveil. 3H15, réveil en sursaut, pire que la rentrée des classes. 4H00, enfin c’est la bonne, je me lève, petit déj-sport, et direction le parc à 3 Kms de là.
Une petite demi-heure de marche en compagnie d’un Grec qui fait son Baptême dans la discipline reine, avec au passage le regard de quelques jeunes filles égarées sur le trottoir !!!

5H15, les derniers préparatifs se font dans un silence religieux, le temps semble long et pesant. 6H00 sortie du parc obligatoire, je me dirige vers la mer, je croise Stéphane et Nicolas, deux Messins anciens camarades d’entrainement, qui en sont à leur 2ème NICE et me donnent donc quelques conseils.
La plage est de galets, ce n’est pas très agréable. Bien qu’il n’y ait pas trop de vagues, celles-ci me ramènent facilement sur le bord, quelques mouvements pour m’échauffer et il est temps de se mettre derrière la ligne de départ

6H25, les « PRO » partent et il est temps de se concentrer sur l’exercice en mer, les minutes n’en finissent pas, le silence est sourd, les vagues viennent s’écraser sur les galets, et c’est enfin la délivrance. Je pars à l’extrême gauche, il n’y pas trop de bousculade , la première bouée est assez loin, elle passe sans problèmes, juste quelques vagues qui viennent frapper mon visage et me donnent quelques verres d’eau salée à boire…. Pas très agréable, cela assèche la gorge et rend ma respiration un peu difficile (je ne respire et souffle que par la bouche).
50 minutes, sortie à l’australienne, je ne sais plus combien je devais faire, ni combien de Kms il reste, un rapide calcul me dit que je n’ai que 25 minutes pour faire la deuxième boucle, cela va être JUSTE. J’entends déjà que les premiers sortent de l’eau, je rêve de me désaltérer, mais pas de ravito sur cette sortie, cela manque. Je replonge au plus vite, les galets sont toujours aussi désagréables. Je force un peu ma nage, vise les groupes qui sont devant, la bouche salée, la gorge commence fortement à m’irriter. 1H15 sur mon chrono, je sors enfin. C’est JUSTE le temps que je m’étais donné, c’est bon, je suis content, pour l’instant.

Petite douche froide, histoire de se dé-saler, montée au pas de course, récupération du sac, changement pas très rapide, mais je pense être dans mes temps.
Direction le vélo et surprise, le ravitaillement est entre le change et les vélos, le tapis est trempé et collant, mauvais point ! J’attrape mon fidèle destrier et je me dirige vers la sortie, c’est le bouchon, un peu comme la veille en Suisse, de même à la montée sur le vélo où les arbitres ont du mal à faire respecter la ligne de montée. L’allée est bien trop étroite et je dois mettre plus de 3 minutes entre la récupération de mon vélo et la montée quelques 400 m plus loin.

Enfin je pédale, ça roule vite 34 – 35 jusqu’au rond point de l’aéroport ensuite c’est près de 39 de moyenne, un véritable festival. Je suis moralement dopé par ma natation. Km 22, la belle petite côte, passage en force, 39 X 23, deux dents en réserve, et ça monte vite. Je continue ma route, je suis bien. Km 36, 1H 04 je double encore et encore, petit écart devant, j’évite de justesse, je touche et j’explose la chambre arrière. La haine, JUSTE pas de chance. Je démonte rapidement mais la tringle métallique est à nu, je dois donc prendre un peu de temps pour faire un « pansement » avec la chambre HS pour mettre contre la nouvelle pour empêcher celle-ci d’être en contact direct avec le pneu. 10 minutes, une éternité, je repars, le moral en a pris un coup, mais je dois revenir…. J’appuie, je tire, je roule fort , je double. Km 62, 2H25, j’ai l’arrière qui chasse, je contrôle, pas de pression, ça craint ! Une bombe de PitStop, quelques mots aux dieux des triathlètes, et quelques minutes plus tard je repars, pas fier du tout. Km 72, col de l’Encre 2H52, j’ai presque 20 minutes de retard sur l’horaire prévu, mais j’y crois encore.
4H00 en selle, les pieds me brulent, une sensation jusque là inconnue, je serre les dents, ça doit passer. Les paysages sont magnifiques, il fait chaud, un léger vent qui assèche mais qui rafraichit aussi, sauf les pieds …. cela passe pas. Km 120, 30 minutes plus tard, je fais une halte au ravito, j’ai les pieds en feu comme si je courrais pieds nus sur l’asphalte . Je les arrose, puis repars, cela semble aller mieux, mais j’ai encore perdu du temps. Enfin la descente, un festival, je m’éclate et sers de poisson pilote à un petit Espagnol en Felt chrono qui ne sait pas ce que c’est que freiner. Retour sur le plat, il me passe avec un « gracias » et un pouce en l’air. J’essaie de le suivre, mais il faut que je me fasse très vite à l’idée que j’ai déjà dépensé trop d’énergie, il me faut maintenant gérer. Km 160, dernier ravitaillement, je m’arrête à nouveau, pour refroidir mes pieds. Les derniers kilomètres sont longs, monotones, personne sur les trottoirs, pas plus que sur la route, l’impression d’être seul au monde.   6H25, mais seulement 5H55 de vélo effectif (5H45 en prévision), j’arrive enfin au parc.

Je souffle, je cours, pose mon vélo, et le remercie d’avoir tenu jusqu’au bout. Direction les sacs, j’enlève le casque et carton jaune…. Je « proteste », j’ai plus mon vélo ….  « et si vous tombez dans le parc » me dit il ; « j’ai encore 42 Kms pour tomber !  » répondis-je . Mais je remets le casque, sait-on jamais.
Sac en main je vais m’assoir, changement de chaussettes, une bonne couche de NOK (merci Thierry, je ne connaissais pas). Changement de cardio, c’est un peu de temps perdu, mais c’est une meilleure gestion pour le marathon. Les Bondi.B aux pieds, casquette sur la tête, c’est parti. Tant pis pour ce qui est déjà passé, je veux faire un bon marathon.

La foule, presque autant qu’à Frankfort, une ambiance de fou, je me sens des ailes. Le cardio se stabilise à 142, c’est un peu moins qu’à l’entrainement, mais je suis à 5’15 au Km et il me faut 5’20. Je suis bien. Premier brumisateur, je passe en dessous, mais le ventre prend de suite, oups, faudra plus le refaire. 1er ravitaillement, je marche, un verre d’eau, un demi-gel, et c’est reparti. Le cardio à 140, vitesse constante, c’est bon. 2ème ravitaillement, un verre d’eau pour le dos, un pour la tête, un pour moi, un bout de banane et je repars. Je me sens bien, demi-tour en 26 minutes mais cela montait un peu. Le retour aussi bien, passage au premier tour en un peu plus de 52, je suis serein.
2ème tour presque à l’identique, les ravitaillements semblent un peu plus longs, la foulée est toujours combative, malgré une vitesse un peu moindre. Je croise Coralie qui fait des va-et-vient en roller, un peu d’encouragement qui me font du bien. Passage au 2ème tour en 2H00, j’ai perdu du temps, mais ce n’est pas catastrophique.
Le 3ème tour semble grimpé, pourtant c’est le même, les genoux sont lourds, les pieds s’écrasent, plus de jus. J’ai pourtant loupé aucun ravitaillement. Cela fait 10H30 que je cours, je devrais presqu’avoir fini, mais j’ai laissé des forces en vélo, c’est l’heure de payer l’addition. Je me force à ne pas marcher. Je croise Coralie qui a chaussé ses running, je suis en compagnie d’un jeune qui souffre autant que moi, lui aussi est soutenu. Petit rappel d’un arbitre, elle s’éloigne donc un peu. Le parcours est jonché de détritus, c’est un IM éco il parait…..  C’est fou comme je suis critique quand j’en « chie ». J’attends chaque ravitaillement avec impatience, mais ils sont trop espacés depuis que j’avance plus. 1H30, c’est le temps qu’il me faut pour faire cette satanée 3ème boucle, je crains le pire.
4ème et dernier tour, les jambes sont de plus en plus lourdes, et le trottoir sert de repère à ceux qui n’en peuvent plus. Pas question que j’abandonne, en marchant s’il le faut, en rampant au pire, mais j’irai la chercher cette médaille. 35ème KM, c’est bon, il reste plus grand-chose, je serre les dents et force l’allure, je risque pas grand-chose. Demi-tour, ça tient, plus que 5 kms et un peu plus. Allez c’est de la descente, et j’y crois, je relance et cela à l’air de bien vouloir fonctionner. Plus que 2 ravitaillements, je remercie au passage les bénévoles. J’ai l’impression de voler, je passe sur la contre-allée direction l’arrivée, je savoure . 12H38 , à 1H30 de mes prévisions, à 1H00 de mon meilleur temps mais 4H37 au marathon, nouveau record sur IM.

Médaille au cou, je vais chercher mon T-shirt de finisher.
Il faut maintenant récupérer le vélo, les sacs et retour sur la Lorraine et sa grisaille. im-nice.jpgMerci encore à Coralie pour son soutien, à mes enfants qui sont toujnours dans ma têtes dès que je besoin d'aller plus loin .
Merci aux bénévoles qui sans eux rien ne serait possible.

Carton rouge à tous les triathlètes qui prennent la terre de nos enfants pour une poubelle.
Carton rouge aussi à l'arbitres en short vautré sur la pelouse et qui laisse faire cela!

Rien ne va plus !!!!

Les jeux sont faits, ou plutôt l’entrainement est terminé. 12 semaines spécifiques qui furent longues et pourtant ne semblent pas assez. Il manquera 2 à 3H par semaine pour réaliser le plan construit méticuleusement, qui au départ était constitué de 3 blocs de 3 semaines avec une de compensation entre chacun des blocs.
Un premier bloc à 12-13H/semaines, un deuxième à 14-15 puis un dernier à 16…. Et au résultat le plan n’est pas tenu : une mutation,  la reconnaissance et les préparatifs qui vont avec, des problèmes de météo , et les soucis du quotidien…..
Mais c’est ainsi que va la vie, rien n’arrive jamais comme on l’écrit.

Pourtant c’est serein que je pars demain sur Nice. Même si Belfort fut un peu « catastrophique »  le fait de doubler à Epinal (Sprint et CD) avec des temps corrects et sans soucis me permet d’espérer être à la hauteur de mes ambitions (pas forcement bien hautes, mais chacun les siennes).
Mesc calculs m’emmènent normalement sous les 11H00.
Une natation en 1H15, et cela reste la grande inconnue car mise à part une petite demi-heure en avril, je n’ai jamais nagé en mer.
Un vélo en 5H45, ce qui ne semble pas si utopique que cela, mais il faudra compter avec les aléas du vélo (coups de fringale, chaleur, et crevaison !!!)
Et si enfin je ne tombe pas sur un os, un marathon en 3H45,ce qui est, sur le papier réalisable, puisque j’ai déjà réalisé 3H37 en faisant 81 Kg et en étant moins entrainé. T1 +’ T2 en moins de 10 minutes.

logo-couleur.jpg

Dimanche à 6H30, c'est en blanc (mes nouvelles couleurs) que je prendrai le départ. La sagesse du Tigre blanc qui sait que rien n'est fini tant que la ligne n'est pas passée, la rage du Phoenix qui jamais n'abandonne et mes enfants dans la tête (Alexis-Laureen-Kathleen-Léanne). ET une fois l'arrivée franchie, mes sourires iront à ma princesse qui marche, et court à mes cotés chaque fois que j'en ai besoin.

ALKL
Team

BELFORT …pas FORT

Le grand test avant Nice a fait naitre des doutes.

 Arrivés la veille, un petit tour au village pour prendre mon dossard et faire un tour chez les exposant. Le moral est au beau fixe, comme le ciel et je profite de pouvoir essayer des combis pour changer la miennes qui commence à peser ses 6 ans….

Une bonne nuit (un peu fraiche) sous la tente, un petit déjeuner bien consistant et me voilà au parc pour déposer mes affaires. La chaleur est déjà bien pesante et le soleil frappant, je sais que cela va être pour moi une dure journée, mais j'ignore pour l’instant à quel point.
Il est l’heure d’enfiler ma nouvelle Sonar qui colle comme une seconde peau…. Le temps d’un petit échauffement, et je me place sur la droite du dispositif pour rester sur l’extérieur.
Le départ est donné et c’est une machine à laver à 1000 TRIs qui s’élance, avec toujours les mêmes problèmes de civilité (des mauvais nageurs qui se placent devant et freinent donc les suivants). Arrive la première bouée avec un angle trop fermé et c’est une livraison gratuite de mauvais coups. Le premier tour se termine en 18 minutes, le deuxième plus facile se boucle en 19, sûrement le manque d’entrainement.
Transition tranquille mais mieux vaut ne rien oublier, et c’est enfin le vélo. Je roule fort dès le début pour prendre rapidement un bon rythme. Un début de parcours sans grandes difficultés, quelques paquets, pas d’arbitre et un accident (ce qui arrivent forcément quand cela drafte !!! )
Km 20, je me rends compte que j’ai un passager, j’appuie un peu plus, je navigue de droite à gauche, je ralentis, je relance, mais rien ni fait, mon passager N° 353 est tel un morpion bien accroché. Je me relève donc, me retourne pour lui dire ce que j’en pense, et suis scotché par sa réponse anti-sport, «  Je fais ce que je veux »…..Bravo, belle éthique !  (ce sera mon carton rouge).
Arrive enfin le Ballon, aussi dur que je m’y attendais. Il fait chaud, très chaud, je monte donc au train, pas la peine d’essayer de gagner 5 minutes sur l’ascension que je paierai sûrement plus tard. Le sommet franchi enfin, je rattrape dans la descente quelques uns des grimpeurs. Puis retour en plaine où j’appuie fort, espérant regagner un peu du temps perdu, mais celui-ci ne se rattrape jamais….
Dépose du vélo (en moins de 3H00), satisfait, ayant gardé un bon tempo, celui prévu pour NICE.
Il fait encore, toujours trop chaud, je pars à pied sur de bonnes bases. Les 3 premiers kilomètres passent sous les 15 minutes, je suis donc dans les temps prévus, mais je vais vite déchanter. Première côte, et retour d’une vielle amie qui m’avait laissé tranquille ces 2 dernières années… la crampe intestinale. Je gère difficilement les 15 derniers Kms entre arrêts obligatoires, marche et jogging du 3ème âge. 21 Kms en 2H15, nouveau record, je n'ai jamais fais pire.belfort2012.jpg

BELFORT se termine, dès lundi ce sera direction le médecin pour repartir sur un traitement pour soigner ce déséquilibre intestinal en espérant que le 23 il fasse moins chaud.

Peut plus MAI au mieux.

Un mois difficile au niveau de la gestion du temps, qui avec les préparatifs d’une prochaine mutation, ne fut pas des plus studieux. Je me suis cependant appliqué à être méticuleux au niveau de la qualité, puisque la quantité ne pouvait être là.
J’arrive malgré tout à faire ce mois de mai, 58H00 en 39 séances :
 - 4H30 de Natation (6 séances)
 - 38H00 de vélo (16 séances dont 1HT et 1 VTT)
 - 10H00 de CàP (12 séances)
 - 2H00 de Kayak ( ca fait mal au bras)
 - 3H00 de PPG (4 séances)
Apres Analyse, ce mois c’est aussi 6 jours sans aucun entrainement, et un grand manque de natation. Un petit mieux en CàP, une certaine aisance à vitesse « marathon » s’est petit à petit installé. Le gros du travail apparait en vélo ou j’ai gravit bon nombre de col vosgien chaque WE. Cerise sur le gâteau, une perte de 2 kilo (me voilà à 77.5) tout en ayant gagné 10 Watt !!!  

Je fini MAI satisfait, dans l’attente d’un contrôle sur Belfort que l’on saura peu glorieux…..
MAI est un autre problème que JUIN devra régler.

Reconnaissance XTerra France

Ce week-end avait lieu, en fait lundi, la reconnaissance du nouveau parcours de l’XTerra France à Xonrupt. Quelques infos s’étaient échappées depuis que Paul CHARBONNIER travaillait sur ce relookage …. Et elles se sont révélées exactes.
Lundi 10h30 c’est donc près de 200 (un peu moins) de VTT qui se sont élancés en 4 groupes sur la 20aine de Kms de ce nouveau parcours qui me semble un peu moins technique, mais pas forcement plus roulant si les cuissots ne sont pas prêts à brûler un peu.  La partie « trialisée » a disparu, ainsi que la descente dans les cailloux. En remplacement, une belle côte, bien longue, bien abrupte qui ce jour passa sans trop de difficultés, mais le jour J, s’il pleut …..
Malgré un parcours moins technique, beaucoup de pieds à terre dans des singles qui devront gêner les plus doués une fois le bouchon devant (sauf si celui-ci veut bien être fair-play, et ne pas boucher le passage). xonrupt-denivele-2012.jpg12H00 pour le 1er groupe, 12H45 pour les moins rapides, départ, après une petite collation et quelques barres énergie,  pour le parcours à pied qui ne change pas par rapport à 2011, quelques branches en plus au sol.xonrupt-reco2012.jpgMerci bien, au nom de tous, à Paul ainsi qu’à sa famille, qui une fois de plus, ont offert une belle matinée à la famille Triathlète.

Sur le bon fil !!!

Avril n’aura pas été ce à quoi on s’attendait au niveau météo. Heureusement avec un stage dans le sud (http://www.velo2max.com/) le mois n’aura pas été si mauvais tant au niveau de la quantité que de la qualité : 52H00 en 36 séances :
- 12,5Kms de natation en 5H20 (8 séances)
- 950Kms de vélo en 35H00 (16 séances dont 1 de HT)
- 70Kms de course à pied en 6H20 (7 séances)
- 10Kms de skating en 1H40 (1 séance)
- 3H40 de PPG (4 séances)
La natation fut un peu délaissée au profit du vélo, mais sachant que c’est la moitié du temps passé sur IM, je ne vais pas m’en plaindre.
Le mois à venir verra les courses (triathlon et cyclisme) se dessinées et quelques séances de course à pied un peu plus longues, pour atteindre ainsi un premier contrôle dès le 1er week-end de Juin sur le 70.3 de Belfort.

GP de la ville de Granges sur Vologne

En ce matin du 1er mai, je me prépare pour ma 1ère course cyclisme sur route de l’année, (la 2ème de ma carrière sportive (la 1ère et unique en 2010). Le ventre est noué, les jambes se dérobent, rien de bien anormal, l’inconnu en plus. Au programme 7 boucles de 10 kms, donc 4 Kms de grimpette avec 110m D+, 3 Kms de descente sinueuse et donc 3 de plat (+ ou -).
Un repas léger, de toutes façons je ne peux rien avaler, le vélo est prêt, il a juste besoin d’un peu d’échauffement.

15H00 me voilà sur la ligne de départ, en compagnie d’une vingtaine d’autres cyclistes (plus légers que moi)  mais aucun de l’UC VARANGEVILLE. Je me sens bien seul quand le départ est donné, cela part tranquille (25-30) pendant un petit Km puis dès que cela monte, alors qu’en temps normal je ralentirais l’allure, tous se mettent à pousser plus fort sur les pédales, et moi bien sûr, j’essaie de suivre…. 4Kms plus tard, à ma grande surprise je suis encore dans le paquet, un peu de plat, et voilà enfin la descente. Technique et avec un revêtement pas des plus propres, elle ne permet pas de jouer les chronos, tant pis !!! Retour sur le plat, un petit coup de cul et j’en profite pour jouer les troubles fêtes, j’appuie un peu plus fort dans le faux plat descendant et joue la 1ère place sur deux petits Kms (c’est toujours cela que j’aurais gagné). 1er tour en 17 minutes, je sais que le second sera difficile.
Dès le début de la montée, l’écart se creuse, et je prends plus de 200m de retard en à peine 4Kms. Je récupère presque le peloton avant le plat. Vent de face et seul, je maintiens mon écart, mais n’arrive pas à revenir. 2ème tour en 17 minutes, je crains le pire pour le 3ème tour.
Je me retrouve en solo, mais retrouve un autre détaché en fin de côte. Nous faisons la descente ensemble mais il ne tient pas le rythme que j’impose sur le plat. A ma grande surprise, je clos ce tour en 17 minutes (content d’être ainsi régulier)
4ème tour seul, je serre les dents, et garde une cadence régulière, et je le clos en ….18 minutes
5ème tour, la D3 partie 2 minutes après mon départ  me rattrape en haut de la côte et c’est en leur compagnie que je finis ce tour en 17 minutes.
Le 6ème tour et dernier pour la D3, est un peu plus rythmé, les attaques sont régulières. A ce rythme, je clos ce tour en 16 minutes, et je me vois terminer seul.
7ème et dernier tour, je me retrouve vite en compagnie de Renaud (l’organisateur de la sortie du WE) et de deux retardataires de la D3. Le rythme de la montée est donné par Renaud et un de mes nouveaux compagnons de route. Dans la descente je prends un peu les commandes puis sur le plat Renaud nous donne un dernier coup de pouce… A 2 Kms de l’arrivée je fais un petit baroud d’honneur à près de 50Km/h, mes 2 compagnons solidement accrochés. Puis nous accélérons un peu encore pour lâcher celui qui était toujours resté dans l’ombre, et c’est à 2 que nous finissons enfin ce GP.

2012-05-01-gp-granges.jpgJe termine un peu vidé en 20ème position, sur 24 au départ. Comme mon président (Stéphane) me l’avait sous-entendu, ce fut dur…. Mais c’est content de ma prestation que je finis, sachant qu’avec 2-3kgs de moins, j’aurais peut être pu tenir …. A confirmer.

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